Amérique Latine : 6 pays suspendent leur participation à l’UNASUR

Le chancelier de Bolivie, Fernando Huanacuni, a fait savoir vendredi qu’il n’a pas reçu de notification officielle du départ du Brésil, du Chili, de l’Argentine, du Paraguay, de la Colombie et du Pérou de l’Union des Nations Sud-américaines (UNASUR).

 

source :bolivarinfos.

traduit par traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Pendant une interview, le fonctionnaire bolivien a indiqué qu’il a reçu une lettre des 6 pays dans laquelle ils annonçaient qu’ils cesseraient de participer aux réunions de l’UNASUR jusqu’à ce qu’on nomme le secrétaire général.

Huanacuni a noté qu’à aucun moment, l a lettre en mentionne l’abandon de l’organisme et qu’il y est seulement fait référence aux conclaves de l’UNASUR jusqu’à ce que soit élu le secrétaire général.

Selon une note de l’agence EFE, 6 pays de l’UNASUR ont fait connaître à la Bolivie qui assume la présidence tournante du bloc leur décision de « ne pas participer aux différentes instances » tant que « le fonctionnement correct de l’organisation » ne serait pas garanti. Le document est destiné au chancelier Fernando Huanacuni et est signé par les chanceliers de 6 pays qui ont des Gouvernements de droite : le Brésil, le Chili, l’Argentine, le Paraguay, la Colombie et le Pérou, tous membres de ce qu’on appelle le « Groupe de Lima. »

« Etant donné les circonstances, nous, les pays signataires, avons décidé de ne pas participer aux différentes instances de l’UNASUR à partir d’aujourd’hui jusqu’à ce que nous ayons, au cours des prochaines semaines, des résultats concrets qui garantissent le fonctionnement correct de l’organisation, » dit le document.

Huanacuni a lancé un appel à ne pas croire à de fausses informations à ce sujet face aux rumeurs récurrentes qui circulent sur un soi-disant abandon de l’UNASUR à cause de la présidence tournante de la Bolivie.

La Bolivie convoque une réunion pour élire le secrétaire général

Le chancelier bolivien a convoqué une réunion extraordinaire pour désigner le nouveau secrétaire général de l’organisme. Huanacuni a souligné que l’un des points de son ordre du jour est la convocation d’une réunion extraordinaire des ministres des Relations Extérieures pour la seconde quinzaine de mai, réunion qui était en suspens depuis janvier 2017 quand s’est achevée la gestion d’Ernesto Samper.

« Il est important de désigner le nouveau secrétaire général pour ensuite convoquer le Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement, » a réaffirmé le ministre bolivien.

Dans le document signé par les chanceliers des 6 pays, on signale que cette situation et « l’impossibilité de désigner un secrétaire général faute de consensus autour du seul candidat présenté jusqu’à présent » a eu « de graves conséquences pour l’organisme. »

Jusqu’à présent, les Etats membres n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur un candidat et le seul est l’Argentin José Octavio Bordón.

Les signataires considèrent comme « alarmante la situation d’indiscipline au Secrétariat Général et en particulier les dénonciations graves et les plaintes dans le personnel de direction depuis février 2017. »

Dans le document, on explique que cela n’a pas pu être résolu « parce que, en l’absence d’un secrétaire général, il n’existe pas à l’UNASUR d’instance disciplinaire pour s’en occuper. » Le texte conclut que dans ce contexte, « les conditions ne sont pas réunies pour prendre des décisions dans le domaine de l’UNASUR » mais que « malgré cela, aucune décision qu’on prétende adopter ne sera opposable aux pays qui signent ce communiqué. »

L’Union des Nations Sud-américaines (UNASUR) est un organisme international qui a pour but de construire une identité et une citoyenneté sud-américaines et de développer un espace régional d’intégration. Elle est composée par les 12 Etats indépendants d’Amérique du Sud dont la population de plus de 400 millions d’habitants représente 68% de la population d’Amérique Latine.

A sa réunion de constitution participaient, en mai 2008, des dirigeants comme Néstor Kirchner, Luiz Inacio Lula Da Silva, Rafael Correa, Evo Morales et Hugo Chávez

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