Après le départ de Kuczynski, le clan Fujimori tire à nouveau les ficelles

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Après 18 mois à la tête du pays, Pedro Pablo Kuczynski, piètre donneur de leçon, a donc craqué face à la pression de la rue, qui se faisait de plus en plus sentir dans ce pays devenu ingouvernable. La faute à des politiciens aussi éloignés des réalités du pays que le bon Dieu du Diable. Dire que le Pérou n’a décidément pas de chance avec ses présidents est un euphémisme.

source : lameduse.ch


Le Congrès étant sans doute prêt à le destituer, Kuczynski a simplement pris les devants. Privant notamment le clan Fujimori du plaisir de s’emparer du levier de l’échafaud. Avec d’un côté la fille de Fujimori à la tête de sa bande de congressistes aux rabais, pourtant elle aussi impliquée dans de somptueuses enveloppes de la société brésilienne Odebrecht, reçues en période de campagne électorale. Et de l’autre, le parti de l’Apra, dont le chef, Alan Garcia exigeait quelques heures avant la démission présidentielle, au nom de la morale politique, le départ du président Kuczynski. Alan Garcia, on croit rêver. Lui qui a mené le pays par deux fois au désastre économique, sous le coup de plusieurs enquêtes judiciaires. Quant à l’ex-dictateur Fujimori, aujourd’hui en liberté, il tire sans doute du haut de sa liberté d’action au grand jour les ficelles d’une politique qui devient de jour en jour plus sale, non seulement au Pérou, mais aussi ailleurs, suivez mon regard… ApRo

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