Ces six fous de kayak se sont frottés au río Apurímac

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325 km de descente

source : photo.geo.fr

Remous à n’en plus finir, rochers énormes, goulots d’étranglement… Cette rivière péruvienne nommée Apurímac, qui serpente de la cordillère des Andes à la jungle, porte bien son nom en quechua : « le dieu qui rugit ». Six fous de kayak ont pourtant décidé de la descendre.

Dans ce rapide, le premier classe V du Cañón Blanco, les kayakistes portent habituellement leur canot pour éviter l’énorme siphon, ici caché. Mais Coldo, lui, s’y est refusé.

El Abismo, le plus risqué

Dans ce vaste labyrinthe d’eau (ici, Boris dans El Abismo, au neuvième jour), il est impératif de « tenir sa ligne » pour ne pas être piégé dans un siphon. Dominé par des sommets de plus de 5 000 m, ce canyon est le plus risqué de tous. Une fois qu’on y pénètre, impossible de faire marche arrière ! Luigi, leur équipier péruvien, a préféré quitter le groupe avant d’y entrer.

La fine équipe

De gauche à droite :

Hugo 34 ans, vidéaste, il vit à Larchant (77). Surnom : Clouzberg. Son rôle : réalisateur, créatif et ingénieux. Il invente des astuces pour filmer et faciliter la vie au camp. En kayak, il est prudent.

Louis 32 ans, paysagiste, il vit à Paris (75). Surnom : Loulou. Son rôle : blagueur, il a toujours le sourire. Au coin du feu, il joue de la flûte de Pan. Sur l’eau, il est prudent et tranquille.

Stéphane 42 ans, métallier chaudronnier, il vit à Sassenay (71). Surnom : Daron. Son rôle : plus âgé et plus expérimenté que les autres, il est fédérateur et les rassure tous.

Boris 29 ans, vidéaste, il vit dans à Guillestre (05). Surnom : Bobo. Son rôle : dernier arrivé dans le groupe, il est spécialiste du slalom et obsédé par la sécurité. Mais souvent malade.

Guillaume 32 ans, menuisier charpentier, il vit à Sardan (30). Surnom : Boulbi. Son rôle : nerveux, il est le plus tête brûlée, une fois sur l’eau. Efficace, c’est le moteur de l’équipe au quotidien.

Mathieu 32 ans, vidéaste, il vit à Aiguilles (05). Surnom : Coldo. Son rôle : très expérimenté et technique, il a organisé le parcours. Il est présent dans toutes les situations. Donc rassurant.Photo 3/14© ©WEAREHUNGRY.FR

Etroit canyon

Etroit canyon

A deux pas de ce canyon renversant, les Incas avaient construit, au XVe siècle, la cité de Choquequirao. Une fois en haut, les aventuriers sont subjugués par les lieux, mais n’ont qu’une envie : retourner sur l’eau.Photo 4/14© ©WEAREHUNGRY.FR

Trop dangereux !

Trop dangereux !

Les sportifs (ici, Boris, dit Bobo) ont dû contourner certains rapides, trop dangereux, par la berge. Pas non plus une sinécure car, chargé, le kayak pèse 50 kg.Photo 5/14© ©WEAREHUNGRY.FR

Moment de détente

Moment de détente

Pour rejoindre Cuzco, le camp de base, l’équipe, ici en train de jouer à la coinche (une variante de la belote), a dû rouler 24 heures depuis Lima, la capitale.Photo 6/14© ©WEAREHUNGRY.FR

Une vigilance de tous les instants

Une vigilance de tous les instants

Dans les rapides de classe V, il faut être vigilant. Hugo s’est retrouvé pris au milieu des remous après avoir été délogé du contre-courant par des chutes de pierres.Photo 7/14© ©WEAREHUNGRY.FR

Quel spectacle !

Quel spectacle !

Se réveiller le matin, au pied de sommets culminants à plus de 5 500 m, quel spectacle ! Le temps d’avaler un petit déjeuner et de tout ranger, le groupe levait le camp entre 8 et 9 heures.Photo 8/14© ©WEAREHUNGRY.FR

A table !

A table !

Chaque soir, la routine : dresser le campement, allumer le feu et préparer le dîner (ici, Coldo). Au menu : pas de denrées lyophilisées, mais du riz et du quinoa.Photo 9/14© ©WEAREHUNGRY.FR

La cité inca de Choquequirao

La cité inca de Choquequirao

Le groupe (ici, Daron) est arrivé, après sept heures de marche, à Choquequirao, une cité inca, considérée comme la « sœur » du Machu Picchu.Photo 10/14© ©WEAREHUNGRY.FR

Redoutable rivière

Redoutable rivière

Dans El Abismo, le canyon le plus risqué du parcours, les athlètes (ici, Coldo) ont affronté une multitude de rapides de classe V.Photo 11/14© ©WEAREHUNGRY.FR

Seule issue : la rivière

Seule issue : la rivière

Ce canyon se referme comme un piège. Une fois dans ses gorges, le ciel est invisible, l’oppression, palpable.Photo 12/14© ©WEAREHUNGRY.FR

Au cœur des Andes

Au cœur des Andes

A leur arrivée dans ce village, le dernier avant leur point de départ, les aventuriers ne savaient pas vraiment ce qui les attendait dans El Abismo. Depuis Lima, les six kayakistes ont roulé 24 heures à travers les montagnes pour atteindre Cuzco, l’ancienne capitale de l’Empire inca. Puis 2 h 30 pour arriver à Colcha.Photo 13/14© ©WEAREHUNGRY.FR

Pour aller plus loin

Pour aller plus loin

➤ “Canyon extrême”, un reportage d’Elodie Barakat (texte) et We Are Hungry (photos) paru dans le magazine GEO Aventure n°9 “S’évader près de chez soi” de mai-juin 2020.

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