C’est un monde, Venezuela : la grande manip

Un peu plus de 8 millions de Vénézuéliens ont voté dimanche en faveur d’une Assemblée constituante  malgré la violence déclenchée par une opposition puissante disposant de moyens considérables financiers et médiatiques soutenue par le gouvernement des Etats-Unis et la CIA. Un succès pour le mouvement populaire et progressiste vénézuélien.

source : humanite.fr

 

En France et plus généralement en Europe, la tendance médiatique est à l’acharnement contre le pouvoir en place à Caracas en procédant à une manipulation de l’information. Les images des manifestations de la dite « opposition » qui se traduisent généralement par des scènes de guerre sont largement diffusées alors que les rassemblements chavistes sont passés sous silence. On évoque plus de cent morts depuis le début des affrontements en oubliant de préciser que des candidats à la constituante et des militants chavistes ont été assassinés tandis que les forces de l’ordre  ont enregistré nombre de morts et de blessés. Les médias des Bolloré, Drahi, Lagardère et ceux du «  service public » ont choisi leur camp : celui de l’extrême droite vénézuélienne. 
Ils rejoignent ainsi les pires forces réactionnaires du continent latino américain dans des pays qui osent remettre en cause le verdict des urnes vénézuéliennes alors que ces mêmes pays se distinguent par la corruption, le népotisme et les atteintes aux droits de l’homme. Je veux parler du Mexique, du Pérou, de Panama, de l’Argentine et de la Colombie.
 
Ce n’est pas au Venezuela  que 45 étudiants ont été assassinés sans aucune suite judiciaire, que les fosses communes débordent d’hommes et de femmes martyrisés, que la misère et l’analphabétisme sévit dans tout le pays, mais au Mexique.
 
Ce n’est pas au Venezuela que le rapport 2017 d’Amnesty  relève la multiplication de violences contre les femmes et les populations indigènes, que l’armée et la police s’illustrent par des opérations répressives dans le villages éloignés de la capitale, mais au Pérou.
 
Ce n’est pas au Venezuela que la finance internationale camoufle ses méfaits, mais au Panama.
 
Ce n’est pas au Venezuela que le pouvoir s’attaque aux grands mères des disparus durant la dictature, que la répression s’abat sur le mouvement ouvrier mais en Argentine.
 
Ce n’est pas au Venezuela que des centaines d’opposants politique restent toujours emprisonnés malgré des «  accords de paix », que des militants de gauche sont assassinés mais en Colombie.
 
Le Venezuela n’a pas de leçon à recevoir de ces régimes corrompus et fascisants. Son peuple doit dans la paix enfin retrouvée surmonter lui et lui seul l’épreuve en cours.

3 Comments on

C’est un monde, Venezuela : la grande manip

Faucheron said : 7 days ago

Question . Pourquoi autant de Vénézuéliens quittent le pays et échouent au Pérou et meme à Paris ?

francois said : 2 weeks ago

Pour vous faire une opinion objective sur les événements au Venezuela : LE VENEZUELA EN QUESTION: À PROPOS DE MARCO RUBIO ET DES ALLIANCES AVEC LA RUSSIE ET LA CHINE Publié par Venezuela infos dans assemblée constituante, Entreprise publique nationale du pétrole PDVSA, Guerre économique, politique pétrolière, relation Sud-Sud 2 août 2017 203562 Aux côtés de Donald Trump et du vice-président Pence, le sénateur d’extrême droite Marco Rubio (droite) et Lilian Tintori – ex-speakerine d’une télévision privée au Venezuela, épouse de Leopoldo Lopez, leader de l’extrême droite vénézuélienne, co-organisateur du coup d’État manqué contre le président Chavez en avril 2002, condamné pour l’organisation de violences meurtrières qui ont causé la mort de 43 personnes en 2014, et aussitôt transformé par les médias internationaux en « prisonnier politique ». Membre de l’oligarchie vénézuélienne, formé dans une institution étroitement liée à la CIA – la Kennedy School of Government de Harvard, il a pour mentor principal l’ex-président colombien Alvaro Uribe. Pour une galerie non-complaisante de photos de ce « combattant de la liberté » et de ses amis paramilitaires, voir « Venezuela : la presse française lâchée par sa source ? », http://wp.me/p2ahp2-20J Rien de ce qui se passe dans la géopolitique mondiale n’est étranger au Venezuela. La lutte pour des territoires, des influences et des ressources entre puissances pétrolières, d’état ou privées, maintient notre pays sur le devant de la scène dans cet hémisphère, avec les États-Unis à l’offensive de par leur appui à l’opposition vénézuélienne dans leur désir de renverser le chavisme. Exxon-Mobil derrière les plans de coup d’État Ces trois derniers mois de violence se sont inscrits dans le cadre d’une lutte des grandes corporations énergétiques privées pour s’emparer du pétrole et des ressources naturelles sur le territoire vénézuélien. Parmi elles, Exxon-Mobil s’impose comme celle qui a le plus investi pour « le changement de régime » dans le pays. Deux des hommes politiques les plus belliqueux à l’adresse du Venezuela au sein du Sénat étatsunien sont Marco Rubio et Ed Royce, tous les deux financés par Exxon, tout comme le président Donald Trump qui bénéficie de l’appui financier et politique de la compagnie pétrolière. Les sénateurs, de leur côté, ont fait des sanctions un point clé de leur agenda législatif; ils fournissent également un appui politique et un aval diplomatique à l’agenda du coup d’état qu’opère l’opposition vénézuélienne avec laquelle ils se sont réunis en diverses occasions. Exxon-Mobil, de la même façon, a exercé des manœuvres de pression pour que soit approuvée une loi au Sénat (des personnalités politiques telles que Marco Rubio, Ileana Ros et Bob Menéndez servant d’opérateurs) qui met en avant le rôle du Département d’État américain dans le financement de groupes d’opposition vénézuéliens (sous le couvert d’ ONG de la « société civile ») pour quelques 5 millions 500 mille dollars et autres fonds additionnels, dans l’objectif de générer de la violence au Venezuela. Tout en appuyant, dans le même temps, « les organisations régionales engagées dans le développement des réformes au Venezuela, en particulier l’Organisation des États Américains (OEA) », et en étendant les appuis de l’Initiative de Sécurité Énergétique dans la Caraïbe afin d’avoir une incidence négative sur les alliances politiques et pétrolières du Venezuela avec les pays caribéens. L’actuel secrétaire d’État, chef de la politique extérieure des Etats-Unis, est l’ex-directeur exécutif de Exxon-Mobil, Rex Tillerson. Les intérêts de la compagnie et l’attitude ouvertement favorable à un coup d’état au Venezuela de la part de la diplomatie « gringa » prennent un accent plus « va-t-en guerre » avec Tillerson à la tête. Les menaces de Marco Rubio Les États-Unis ont tenté d’établir un siège international contre le Venezuela depuis différentes zones pour atteindre l’objectif final, enlever le chavisme du pouvoir. Contribuer à un encerclement politique et diplomatique à travers l’OEA, sous la tutelle du pouvoir états-unien et avec Luis Almagro à sa tête, a été décisif, autant que l’annonce et l’application de sanctions économiques et financières de la part du Sénat et du Département du Trésor. Cependant l’encerclement international n’a pu se concrétiser. Les alliances que maintient le Venezuela avec la Caraïbe et d’autres pays hors de l’hémisphère mais aussi importants que la Russie et la Chine, sont parvenues, pour le moment, à atténuer les conséquences du siège multifactoriel. Pour cela il serait prévu d’attaquer directement le cœur économique du Venezuela: l’industrie du pétrole, représentée par la compagnie d’état PDVSA. Le 4 juin l’agence britannique Reuters laissa filtrer que la Maison Blanche étudiait la possibilité d’un embargo ou d’une interdiction sur l’importation de pétrole vénézuélien depuis les Etats-Unis, ce qui renforcerait le siège imposé pour faire pression sur le Gouvernement Bolivarien et, surtout, sur la population vénézuélienne dans l’actuel contexte de blocages de rues et d’intervention. Au cours de la matinée du 11 juillet le sénateur Marco Rubio (Exxon) a confirmé la possibilité de voir les Etats-Unis appliquer de nouvelles et « sévères sanctions » à l’encontre du Venezuela si les demandes états-uniennes ne sont pas parfaitement tenues. Tweet Marco Rubio L’éventualité que les « sévères sanctions » puissent s’appliquer contre l’industrie vénézuélienne du pétrole est plausible avec Rubio comme porte-parole sur ces mesures. Manoeuvres « gringas » contre le Venezuela En mars de cette année le chef du Commando Sur, Kurt Tidd, a déclaré devant le Sénat des Etats-Unis que la Russie, la Chine et l’Iran « voient l’espace économique, politique et de sécurité latino-américain comme une opportunité pour atteindre des objectifs de longue haleine et pour promouvoir leurs intérêts, lesquels ne peuvent être compatibles avec les nôtres ni avec ceux de nos associés ». Les Etats-Unis voient en ces pays une menace pour leurs intérêts en Amérique Latine, par conséquent leur objectif de sanctions contre Pdvsa pourrait être une tentative d’intimider et d’effrayer des entreprises (surtout russes et chinoises) afin qu’elles n’investissent pas au Venezuela, dans le but de renforcer le blocus financier contre le pays. C’est ainsi que huit magistrats, le président du Tribunal Suprême de Justice inclus, ont également été sanctionnés par les Etats-Unis en vertu des clauses 155 y 156, alors supprimées. La 156, entre autres attributions, déléguait au pouvoir exécutif la mise en place d’entreprises mixtes compte tenu de l’état de manque de respect de l’Assemblée Nationale, chargée, à l’origine, de ce type de responsabilités. La compagnie nationale du pétrole (PDVSA) dans le collimateur En réponse à ces mesures prises par les Etats-Unis, Pdvsa a annoncé le 9 juin l’installation du Secrétariat de la Commission Mixte de Haut Niveau entre la Chine et le Venezuela, où « ont été signés divers accords pour la création d’une société mixte chargée de consolider la mise en fonctionnement de la raffinerie Nanhai, située dans la zone sud du pays asiatique ». Et la note de presse continue ainsi : « L’accord passé entre Petróleos de Venezuela, S.A. (PDVSA) et la Corporation Nationale du Pétrole de Chine (CNPC) envisage le début des opérations de cette raffinerie pour la fin 2020, avec une capacité de traitement de près de 400 mille barils de pétrole par jour, principalement du brut vénézuélien Merey 16. En supplément, elle traitera 120 mille barils de brut léger en provenance d’Iran, de pays arabes et de nations voisines de la Chine ». Par ailleurs, le 30 juin PVSA a annoncé que la compagnie d’état inaugurait la base opérationnelle de Perforosven, une nouvelle entreprise mixte entre la Russie et le Venezuela, située sur la commune de San José de Guanipa de l’état de Anzoátegui, dans le bloc Ayacucho de la Faja Petrolífera (la bande pétrolifère) de l’Orénoque Hugo Chávez. Le président de Pdvsa, Eulogio del Pino, a déclaré « cette alliance stratégique incorpore 108 nouveaux emplois, avec un capital investi de 16 millions de dollars répartis sur 4 forages qui produiront à court et moyen terme 800 mille barils de brut, ceci dans le cadre de Motor Hidrocarburos ». Ainsi Rosneft, la principale compagnie pétrolière russe, atteint les 6 accords nationaux avec le Venezuela, trois d’entre eux situés dans la Faja. Une telle manœuvre, qui élargit à d’autres niveaux la coopération énergétique et partant, politique, entre la Russie et le Venezuela, est, entre autres choses, une réponse à la stratégie de blocus et de coup d’état développée par Exxon-Mobil contre le Venezuela. Les russes, qui constituent le plus grand exportateur de pétrole du monde et le troisième en réserves, ont manifesté le rejet de tout type d’ « ingérence destructive » dans les affaires internes du pays. Géopolitique en mouvement La politique de nationalisation de la Faja Petrolífera del Orinoco del presidente Hugo Chávez (la Ceinture Pétrolifière de l’Orénoque du président Hugo Chavez) a eu comme conséquence l’incapacité pour Exxon-Mobil de remplir les conditions pour demeurer dans la zone et de là, sa sortie du pays. Le tableau suivant illustre la répartition des entreprises mixtes, à l’exception du dernier et troisième projet entamé entre Rosneff et Pdvsa. lamina-faja-del-orinoco-participacion-de-las-empresas-reloaded Bassin pétrolier de l’Orénoque « Hugo Chávez » L’arrêt de ses opérations au Venezuela (2007) lui a causé, selon le dénommé « coût occasionnel », une perte en extraction de près 200 mille barils par jour, c’est-à-dire que pour un prix moyen de 100 dollars le baril, l’on peut calculer que la compagnie pétrolière états-unienne n’a plus touché, sur 10 ans, la somme de plus de 73 mille millions de dollars en revenus nets. En raison de ses pertes économiques, du manque de réserves, de la diminution de son influence dans la zone avec le Venezuela à sa tête, avec en plus la cooperation énergétique et politique que protège le pays avec la Russie et la Chine, voilà ce qui fait que Exxon-Mobil canalise sa violence et l’engage dans un coup d’état à travers le financement et l’extorsion politique. La guerre au Venezuela, par conséquent, ne peut s’expliquer par le seul affrontement de forces locales mais par le combat géopolitique qui a pour nœud du conflit les ressources énergétiques. Les menaces de Marco Rubio et les pouvoirs réels qui sont derrière sa personne sont le signe de la pression qu’ils sont prêts à exercer pour empêcher que les alliances avec la Russie et la Chine ne s’étendent.

tartuphe said : 2 weeks ago

Personne ne va nier qu’il se passe quelque chose au Venezuela aujourd’hui. Il y a effectivement actuellement un fort mouvement d’opposition au pouvoir en place. Mais personne ne va nier non plus que le Venezuela est une démocratie au sens ou nous l’entendons en Europe. Quelle meilleure preuve de démocratie, que d’appeler à des élections. Depuis quand des puissances étrangères se permettent telles, un pouvoir d’ingérence dans le processus électoral d’un pays tiers, depuis quand des pays tiers soutiennent des élections ou une espèce de référendum pour s’opposer à des élections organiser par le gouvernement d’un état souverain ? Pourquoi le Venezuela occupe-t-il tant de place dans les unes des journaux ? Le pétrole et l’Or voilà ce que convoitent les Etats Unis et tous les gouvernements des pays qu’il a à sa botte actuellement, le Mexique ; le Costa Rica ; le Panama ; la Colombie ; le Pérou ; l’Argentine. Souvenez-vous de l’Irak et des ses armes de destructions massives que Saddam Hussein possédait et qu’il était prêt à utiliser contre l’occident souvenez-vous de la fiole brandi par Donald Rumsfeld contenant du soit disant anthrax produit par Saddam Hussein. Le prétexte à une guerre dont le nombre de morts aujourd’hui se compte en million Tous ces mensonges d’états qui on conduit l’occident dans le chao terroriste que nous connaissons actuellement. Tout cela, pour permettre aux Etats Unis de mettre un jour la main sur le pétrole Irakien qui servira à payer les armes qui auront été fourni par ces mêmes Etas unis à l’Irak, mais aussi à tous les pays producteurs de pétrole de la région. Des pays qui à l’époque et encore aujourd’hui soutiennent les Etats Unis, comme le Mexique le Costa Rica, le Panama, La Colombie, le Pérou, et l’Argentine aujourd’hui soutiennent la politique de Trump, comme des vassaux soumis au pouvoir de l’argent et de l’ultra libéralisme. Mensonge que de dire qu’il n’y avait pas d’observateur étranger lors du scrutin de dimanche au Venezuela, Equatoriens ; Boliviens ; Brésiliens ; Nicaraguayens ; Uruguayens ; Cubains et même Chiliens étaient présents, mais peut être qu’aux yeux de l’opinion internationale les pays dont les gouvernements sont réputés être de gauche n’ont pas le droit au chapitre. Qu’en aux autres, ils étaient invités, ils ne sont pas venus car ils défendaient, un obscure référendum, que le pouvoir de Maduro n’a pas cherché à combattre par la violence, comme cela à été le cas dimanche contre le processus électoral officiel. Qui à peur de l’opinion du peuple dans le cas présent ? Maintenant imaginé que l’Allemagne, le Luxembourg, les pays Bas, la Suisse, ne reconnaissent pas le résultat des dernières élections législative en France sous prétexte que l’assemblé à été élus avec moins de 40% du collège électoral. Que dirions-nous de ces pays qui oseraient s’ingérer dans le processus démocratique électoral français !!! Pourtant nous aussi, nous avons un président avec les pleins pouvoirs et une assemblée nationale élus démocratiquement, qui lui est complètement acquise, et qui pourtant ne représente qu’à peine un quart de l’électorat français. Laissons donc les pays vivre leur démocratie et leur constitution, arrêtons de vouloir s’immiscer dans les affaires d’autrui, surtout lorsque celui-ci possède des richesses tant convoitées.

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