COMMENT LIMITER LES EFFETS DU MAL D’ALTITUDE.

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Lors d’un voyage au Pérou, vous risquez d’être confronté au « Soroche », mot péruvien pour désigner le mal des montagnes, ou mal aigu des montagnes, lorsque les symptômes sont plus forts.

source : faitesvousconnaitre.com

par Fernand Cascales

Face à ce mal nous ne sommes pas tous égaux. Certaines personnes voyageant dans la partie Andine du Pérou ne subissent jamais ses effets, d’autres un peu. En revanche certaines peuvent en souffrir beaucoup plus jusqu’à des cas plus graves, mais c’est assez rare.

De quoi s’agit-il?

Le mal des montagnes est lié à une montée trop rapide en haute altitude, à l’absence d’acclimatation et à une sensibilité de chacun plus ou moins importante à la raréfaction de l’oxygène. Les symptômes sont des maux de têtes, des nausées, des vomissements, des vertiges, de l’insomnie, une fatigue générale, une lassitude, des troubles de l’équilibre, et des courbatures. 

Il s’agit d’une maladie assez fréquente pouvant toucher des gens en bonne santé mais qui sont exposés à un environnement de haute altitude. Son incidence variable augmente rapidement avec l’altitude. Selon des études, elle serait de 15 % à 2 000 mètres et de 60 % à 4 000 mètres d’altitude. On commence à sentir ses effets en général dans les 4 à 10 heures qui suivent l’arrivée directe en altitude. Ils diminuent avec l’acclimatation et disparaissent immédiatement en redescendant à des altitudes inférieures.

Comment l’éviter ou limiter ses effets?

Le mal d’altitude commence en général à se faire sentir au delà des 2400 m d’altitude environ. Il est conseillé de monter en altitude par paliers. Par exemple, séjourner quelques jours dans une ville à 2000-2500 m comme Arequipa, au lieu d’arriver directement dans des villes à plus de 3000 m comme Puno ou Cuzco. Beaucoup d’agences de voyages proposent des circuits organisés comprenant d’abord des séjours en moyenne altitude avant de monter plus haut.

Si votre planning ne vous permet pas de visiter les Andes par paliers d’altitudes, on peut tout de même arriver à limiter les effets du mal d’altitude de façon efficace :

  • Mangez léger les premiers jours, diminuez fortement le tabac si vous fumez et évitez les boissons alcoolisées.
  • Reposez vous, si vous êtes à Cuzco par exemple, profitez les premiers jours de ballades paisibles et visites tranquilles dans la ville le temps de vous acclimater. 
  • Les maux de têtes peuvent aussi s’accompagner de courbatures (surtout le matin). Ces courbatures sont le résultat du manque d’oxygénation de vos muscles. Prévoyez des analgésiques comme l’ibuprofène, paracétamol, et aspirine. 
  • La protection thermique est aussi importante. Notre organisme dépense de l’énergie à s’habituer à la raréfaction de l’oxygène, s’il fait froid, il devra aussi lutter contre cela, donc évitez lui de jouer à fond sur ces deux fronts en même temps, couvrez vous et n’oubliez pas que dans les Andes à 3000 mètres, vous pouvez avoir très chaud au soleil à un moment donné de la journée et avoir froid ou très froid quelques temps après à l’ombre.
  • Toujours bien s’hydrater.
  • Buvez du « Mate de Coca ». Il s’agit d’une infusion de feuilles de Coca que l’on vous sert dans tout les bars, restaurants et vous en trouverez en vente partout. Vous pouvez en boire 2-4 tasses par jours, de préférence le matin et jusqu’en milieu d’après midi. Seul risque: comme le café, cela peut vous donner des insomnies si vous en consommez trop.
  • Si les symptômes persistent, redescendez à des altitudes inférieures lorsque c’est possible. Si vous êtes à Cuzco ou une autre ville d’altitude, même de moindre importance, consultez si vous êtes vraiment mal, les médecins ont l’habitude et les hôpitaux sont équipés.
  • Enfin, et très important, consultez votre médecin et faites lui part de votre projet de voyage au Pérou et séjour à haute altitude.

 

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