Des archéologues découvrent un lieu de sacrifices d’enfants

 Dans le nord du Pérou, une équipe d’archéologues ont découvert les restes de quelque 140 enfants sacrifiés. Ces derniers avaient entre 5 et 14 ans. Des restes de lamas de moins de 18 mois ont également été retrouvés.

source : .lacote.ch

Des archéologues ont trouvé au Pérou les « preuves du plus grand sacrifice collectif d’enfants d’Amérique, et probablement de l’histoire mondiale », a annoncé jeudi la revue National Geographic. Des restes de plus de 140 enfants ont été mis au jour.

 

La découverte a été réalisée près d’une falaise donnant sur l’océan Pacifique, dans la région de La Libertad (nord), où était présente la civilisation précolombienne des Chimu. Les fouilles ont commencé en 2011 et permis dans un premier temps de trouver les restes de 42 enfants et 76 lamas, dans un temple vieux de 3500 ans.

 

« Quand les fouilles ont terminé en 2016, on avait découvert sur le site les restes de plus de 140 enfants et 200 jeunes lamas », selon le rapport publié par la revue, précisant que les analyses ont permis de dater les objets trouvés entre les années 1400 et 1450.

« Même si des sacrifices humains ont été signalés chez les Aztèques, les Mayas et les Incas dans les chroniques espagnoles de l’ère coloniale et documentés dans les fouilles scientifiques modernes, la découverte d’un sacrifice d’enfants à grande échelle dans la civilisation précolombienne Chimu, qui est peu connue, est une trouvaille sans précédent non seulement en Amérique, mais dans le monde entier », selon National Geographic.

 

 

Entre 5 et 14 ans

Les recherches ont été menées par une équipe internationale dirigée par le Péruvien Gabriel Prieto, de l’Université nationale de Trujillo, et John Verano, de l’Université de Tulane aux Etats-Unis.

« Personnellement, je ne m’attendais pas à ça (…) et je crois que personne d’autre n’aurait pu l’imaginer », a déclaré M. Verano, cité par National Geographic. Les enfants sacrifiés avaient entre 5 et 14 ans, tandis que, dans le cadre de ce rituel, des lamas de moins de 18 mois étaient aussi tués.

« Les restes squelettiques des enfants et des animaux montrent des signes de coupures sur le sternum, ainsi que des côtes disloquées, ce qui suggère que la poitrine des victimes a été ouverte, peut-être pour faciliter l’extraction du coeur », signale le rapport de National Geographic.

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