Des dizaines de milliers de mineurs en grève

Les ouvriers syndiqués de 56 mines péruviennes ont entamé depuis deux jours une grève générale indéfinie. Ils protestent contre un projet de réforme de la loi du travail voulu par le président Pedro Pablo Kuczynski.

par: Eric Samson

source :RFI

Les 45 000 ouvriers syndiqués de 56 mines se sont mobilisés. Le mouvement touche certaines des plus grandes exploitations de cuivre, Antamina, Cerro Verde, Cuajone et Toquepala, appartenant à des compagnies comme BHP Billiton, Glencore et Southern Copper.

Les grévistes protestent contre un projet de réforme de la loi du travail qui, selon eux, diminuera la sécurité, facilitera les licenciements et fera porter le coût de l’assurance chômage par les ouvriers plutôt que par les entreprises.

Deuxième producteur mondial de cuivre et d’argent, le Pérou dépend fortement de son activité minière. Pour l’heure, l’effet de la grève semble être « relativement limité », a indiqué le ministre de l’Energie et des Mines, Gonzalo Tamayo. La grève ayant été annoncée à l’avance, les compagnies minières ont en effet pris leurs précautions et remplacé les grévistes par des intérimaires.

60 % des exportations

La production pour l’heure n’est donc pas paralysée mais l’impact sur l’économie péruvienne pourrait s’aggraver si la grève se prolonge.

Les métaux comptent pour 60 % des exportations péruviennes au moment où l’économie du pays andin est en perte de vitesse. Il s’agit de la première grève dans le secteur minier qu’affronte le président Kuczynski, à pratiquement un an de son arrivée au pouvoir.

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