En France, il y a un Pérou

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Une fois de plus, la France accueille le traditionnel Festival du film péruvien. On y verra quelques productions avec des parlements en quechua, aimara et d’autres langues originaires de notre territoire.

source : elperuano.pe

par : Luz María Crevoisier

traduction : F Denizot

Avec le long métrage La ville et les chiens (Francisco Lombardi 1985, 135 min.), éponyme du roman de Mario Vargas Llosa, a débuté le 9 avril le Festival du film péruvien en France.

Les lieux sont le Cinéma Le Lincoln et l’Institut Cervantes à Paris. Dans les provinces françaises, dans les Cinémas Utopia et Bordeaux (Avignon), et le Cinéma ABC à Toulouse. Pendant huit jours, jusqu’au mardi 16, où les français s’habilleront en rouge et blanc.

Le Journal officiel El Peruano s’est entretenu avec Jovita Maeder, directrice de Cinéma peruvien de Paris, qui nous a communiqué les détails de la convocation de cette année. “Étant donné que le thème central sont les langues autochtones, il a été tenu compte des productions de documentaires et fictions parlées en langues autochtones comme le quechua, l’aimara et d’autres parce que l’objectif principal est de promouvoir des films qui montrent la réalité culturelle des peuples du Pérou. Nous ciblons également la diffusion du monde écologique national”.

Recensement de la production

En novembre 2004 a eu lieu pour la première fois le Festival du cinéma péruvien au Cinéma Latino (quartier du Marais) qui appartenait à l’Union Latine. En cet automne doré, des Yeux invisibles de Francisco Lombardi, El bien esquivo d’Augusto Tamayo Vargas, Dias de Santiago de Josué Méndez et Desireé d’Hernán Rivera ont été projetés.

Plus de 250 films avec 50 invités et le record de 3000 spectateurs par an est le bilan rapide que nous donne la porte.

Parmi nos plus grands succès, citons le retablo d’Álvaro Delgado Aparicio, qui en 2018 était sur la liste des dix films les plus vus d’Amérique latine, souligne-t-il.

Le festival est devenu un mouvement participatif, multiculturel, dynamique et itinérant.

Le festival de 2019 présentera des films concurrents, dit Maeder. En liste nous avons les films tournés en 2017 comme Wiñaypacha (Oscar Catacora) et quiconque tombe (Eduardo guillot); et des documentaires comme Amahuaca siempre (Fernando Valdivia), Volver a ver (Judith Vélez), Rio verde. Le temps des Yakurnas (Álvaro et Diego sarmiento), Ventntos del sur (Franco García becerra), entre autres.

Dans la liste des courts métrages de compétition, il y a Aywakushun (Mily Dalila), Le fils de ma mère, de Julián baquerizo, et d’autres”.

Les chemins qui se croisent

L’organisatrice Jovita Maeder commente au Journal officiel El Peruano que les coproductions ont augmenté ces dernières années. Grâce à des foires comme celle de Ventana del Sur, peut-être la plus importante d’Amérique latine qui se déroule à Buenos Aires, mais aussi à la foire mexicaine de Guadalajara, d’une importance similaire.”

Ces marchés de coproductions sont essentiels pour le cinéma latino-américain, car ils permettent de concrétiser des échanges et des associations. Lors de précédents rendez-vous, nous avons pu présenter quelques films, fruits d’associations, assure la porte-parole.

Parmi les titres qu’il a donnés, on peut citer Voyage à Tombouctou, de rossana Dias (Pérou/Argentine), Le dernier après-midi, de Joel Calero (Pérou/Colombie), Les Couteaux dans le ciel, de chicho Durant (Pérou/Brésil), entre autres.

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