François Emmanuel au pays des ombres

Le dernier rman deo l’écrivain belge plonge, une nouvelle fois, dans l’âme d’un être décousu. 

Sans esbroufe, François Emmanuel développe une œuvre forte, profonde, subtile, intime. Quelque 17 romans, quatre pièces de théâtre, quatre recueils de nouvelles, de la poésie… Tout cela apprécié, applaudi, encensé. Mais François Emmanuel n’est pas du genre à jouer les stars. Ce qui l’intéresse, c’est écrire, alors, les mondanités… Il écrit et c’est ce qui compte pour les vrais amateurs de littérature.

 

source : lesoir

Dans les Andes péruviennes, un accident interrompt le voyage d’Ana Satkine, jeune archéologue française qui vient de mettre au jour des sépultures de la civilisation chachapoyas.

Sujette à d’importants vertiges, recueillie par des villageois, soignée par un guérisseur andin, elle demeure quelques semaines dans une zone létale, proche des limbes. Telle l’âme de ces princesses momifiées qu’elle accompagnait vers le musée de Lima, Ana flotte désormais entre les mondes.

De retour en France, quelques années plus tard, elle va tenter de conjurer les effets de cette dérive andine auprès d’un ami de son père. Dans la confidence son passé resurgit et avec lui l’ombre de ceux qu’elle a aimés et perdus. Portrait sensible et hypnotique d’une femme à la grâce fragile, partition virtuose à double portée, Ana et les ombres inscrit son voyage aux marges du réel dans une culture séculaire qui a intégré au vivant « la douce charge des morts ».

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