JUAN DIEGO FLOREZ chante MOZART

ARTE, dim 6 mai 2018, 18h40. JUAN DIEGO FLOREZ chante MOZART. C’est une vedette dans son pays (Pérou), une sorte « trésor national vivant », et qui s’est surtout, essentiellement illustrée dans la maîtrise du bel canto romantique italien, c’est à dire dans les opéras de Rossini, Donizetti, Bellini (les compositeurs avant Verdi).

source : classiquenews

Rossini est son auteur fétiche, celui qui l’a propulsé au firmament du panthéon des meilleurs chanteurs du XXè. Après les Alfredo Krauss, Niccolai Gedda (qui ont défriché cependant un répertoire plus étendu jusqu’à exceller dans l’opéra français… ce qu’il ne chante pas ou rarement sur scène), Juan DIEGO FLOREZ se consacre à présent, – évolution naturelle de sa carrière et de ses choix artistiques, vers Mozart. L’agilité, le phrasé, le legato, la subtilité de l’émission, sans omettre la justesse de l’intonation comme la pureté de l’articulation de la langue, doivent ici être totalement maîtrisés. Voilà pourquoi, souvent, les grands belcantistes en particulier rossiniens, sont aussi de très bons mozartiens.
Juan Diego Florez a récemment édité son premier album exclusivement mozartien (enregistré en 2016, publié en octobre 2017) : collection d’airs et de héros qui par son incarnation, semblent comme régénérés tant son chant est intense, juvénile, naturel : ainsi en est-il d’Idomeno, Ottavio, Titus (excellent), Belmonte (en allemand)… De sorte que si aujourd’hui, le munichois Jonas Kaufmann fait figure de heldentenor dans le répertoire romantique germanique (Wagner, Schubert…) mais aussi dans les opéras de Verdi et de Puccini, la grâce élégantissime de Juan Diego Florez brille sans égal chez Rossini, Bellini et à présent Mozart. A suivre.

Voici ce qu’écrivait notre rédacteur dans sa critique du cd Mozart par Juan Diego Florez :
« Son TITUS éblouit par son humanité, celle d’un cœur terrassé par l’exemple moral et l’amour transcendant qu’il reçut de Bérenice. Soudain ce chant se fait leçon et apprentissage d’un humanisme devenu fraternité concrète et vivante ; et la vérité du dernier opéra de Mozart prend alors son sens: ce qu’apporte le ténor au personnage est incomparable. L’idéal politique surgit devant nous … »
LIRE notre critique complète : Juan Diego Florez chante Mozart (1 cd SONY classical)
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-recital-lyrique-compte-rendu-critique-juan-diego-florez-mozart-la-scintilla-minesi-2016-1-cd-sony-classical/

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