La CGTP lance un appel à la mobilisation contre le parlement péruvien

 La Confédération générale des travailleurs du Pérou (CGTP) a confirmé aujourd’hui l’appel à deux jours de mobilisations au niveau national, pour la dissolution du parlement à majorité néolibérale et l’appel à une assemblée constituante.

source : prensalatina

 

Les dirigeants de la plus grande fédération syndicale péruvienne ont déclaré que la mesure a été décidée face à l’attitude de la majorité parlementaire néolibérale, à un défi permanent au gouvernement du président Martín Vizcarra et à un blocage des réformes politiques et judiciaires proposées par l’exécutif.

Face à une telle situation,  » la seule solution démocratique viable pour surmonter la crise  » est la clôture (dissolution) du Congrès de la République, l’appel à une Assemblée constituante, démocratique et participative, a-t-il dit.

Pour la CGTP, cette voie vers une nouvelle constitution en remplacement de l’actuelle constitution néolibérale est nécessaire car les changements proposés par Vizcarra et qui seront soumis à un référendum le 9 décembre sont limités et des transformations fondamentales et intégrales sont nécessaires pour construire une nouvelle République.

Les réformes ont été converties en projet de loi par le Congrès, qui les a qualifiées au point que le président s’est prononcé contre l’une d’entre elles, celle faisant référence au rétablissement du Sénat, qui a suscité des réactions de colère du parti néolibéral de la Force populaire (FP), majoritaire au Parlement.

Vizcarra a opposé son veto à cette proposition parce que le Congrès l’a dénaturée en annulant la parité entre les sexes dans la composition du Sénat et a introduit une réduction du pouvoir présidentiel de dissoudre le parlement s’il censure deux cabinets ministériels.

Un sondage effectué aujourd’hui a confirmé qu’après l’annonce de cette position par le président, le soutien à la réforme en question est tombé de 53 % à 35 %.

L’enquête a maintenu un large soutien pour les trois autres variations : pas de réélection immédiate des parlementaires (62 %), réforme du système d’élection et de révocation des juges et des procureurs (66) et contrôle des recettes des partis politiques (61).

D’autre part, le Comité national de coordination des droits de l’homme et l’Association des centres non gouvernementaux de recherche économique et sociale ont appelé à une marche mercredi prochain contre la loi de restriction de liberté pour les personnes âgées, approuvée par FP.

La loi a été conçue pour que l’ancien président Alberto Fujimori, père de Keiko, leader de la FP, ne retourne pas en prison après l’annulation de la grâce qu’il a reçue en décembre dernier pour illégalité.

La question est également incluse dans l’appel de la CGTP, qui stipule que Fujimori doit purger sa peine de 25 ans, dont il n’a purgé que 11 ans, et soutient que les crimes contre l’humanité pour lesquels il a été condamné en sont la cause.

Le syndicat central des travailleurs a salué la détention provisoire, depuis mercredi dernier, de Keiko Fujimori, fille de l’ex-gouverneur et dirigeant de l’IP, pour blanchiment d’argent présumé ; une mesure judiciaire qui a provoqué la fureur parmi ses partisans, même si une enquête a montré que 75 % des péruviens la considèrent coupable.

rgh/mrs

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