La crise politique perdure et plonge le pays dans l’incertitude

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Depuis la dissolution du Congrès et la suspension du président Martin Vizcarra, le Pérou est plongé dans l’incertitude. Une situation qui inquiète les habitants de ce pays, ainsi que le secteur privé.

source : RFI.fr

« La dissolution du Congrès a plongé le pays dans un climat d’incertitude grave ». C’est ce qu’a déclaré la Confédération nationale des entreprises privées au Pérou dans un communiqué publié lundi soir.

Pourtant, selon l’économiste péruvien Farid Matuk, la crise politique actuelle n’a pas d’impact sur l’économie du pays : « La situation n’a pas changé. Certes, l’économie péruvienne ne se porte pas très bien. Mais cela remonte à 2013, quand les prix internationaux des matières premières ont cessé d’augmenter. »

Une monnaie forte malgré une économie au ralenti

Si l’économie péruvienne a effectivement ralenti ces dernières années, elle peut néanmoins compter sur une monnaie forte. « Le Pérou a connu une hyperinflation dans les années 1980, semblable à celle qu’a connu l’Allemagne dans les années 1930. Et suite à cette hyperinflation, le pays s’est doté d’une monnaie très forte. Il n’y a donc aucun risque de spéculation », précise l’économiste.

Le taux de change du sol péruvien en dollars n’a d’ailleurs pas varié depuis la dissolution du Congrès. Pour Farid Matuk, le discours alarmiste du secteur privé répond donc surtout à une stratégie des élites contre le président Martin Vizcarra.

« Ce président, ce qu’il a fait, c’est qu’il a réduit les privilèges des élites de la capitale au minimum. C’est pour ça que ces élites le menacent en annonçant l’arrivée de l’apocalypse », explique Farid Matuk.

Un bras de fer politique, qui jusqu’ici ne semble pas avoir affecté l’économie péruvienne.

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