La crise sud-américaine : mythe ou réalité ?

Après les éditions 1934, 1966, 1982 et 2006, la Coupe du Monde 2018 va donc offrir un dernier carré 100% européen. Victime de cette édition bousculée par un vent de fraîcheur, l’Amérique du Sud toute entière peut être déçue de son bilan comptable aussi douloureux que surprenant.

source :boursorama.com

Parmi les écrivains les plus célèbres d’Amérique latine, Paulo Coelho truste la pole position grâce à ses best-sellers en pagaille. Parmi ses citations philosophiques, l’auteur carioca avait un jour écrit ceci : « Ne perds pas ton temps avec des explications ; les gens entendent ce qu’ils veulent entendre. » Une façon de prouver que devant des faits accomplis, l’homme peut décider de réfléchir comme il le souhaite. En s’engageant dans l’auditorium de la Kazan Arena devant une horde de journalistes, son compatriote Tite sait déjà que les trois quarts des personnes présentes dans la salle veulent entendre des phrases chocs.

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Le Brésil a tiré trois fois plus au but et cadré trois fois plus que son adversaire du soir ? Tout le monde s’en fout. Tite était invaincu depuis 391 jours en match officiel avec sa Seleção ? Tout le monde s’en fout. La seule chose qui compte, c’est de voir le Brésil, dernière nation sud-américaine encore en lice dans ce Mondial, échouer pour la quatrième fois consécutive dans sa quête du Graal. Un affront en mondovision, un vrai.

Argentine et Pérou, erreurs de débutants

Depuis le début de ce Mondial, toutes les équipes sud-américaines faisaient partie de la même famille : celle de groupes portés par une forte énergie collective et populaire, mais aussi armés d’un plan de jeu stable et cohérent. Toutes ? Non. L’Argentine, dirigée par un Jorge Sampaoli dont les idées tactiques fusent comme des lévriers flashés à pleine vitesse, semblait en manque de repères et trop déséquilibrée pour inquiéter une grosse pointure européenne. Les défaites contre la Croatie (0-3) et la France (3-4), toutes deux demi-finalistes, sont là pour le prouver.

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