La Péruvienne Mery Luz se bat pour la forêt amazonienne

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Mariée à un jeune homme de La Chaussée, la Péruvienne Mery Luz Gomez Agustin vit en France depuis 2011. Elle est restée très proche de son pays.

source: centre-presse.fr

Mery Luz Gomez Agustin a quitté l’Amazonie et son Pérou natal après avoir rencontré Benjamin Legrand, le fils du maire de La Chaussée.

Il arrive du Poitou comme professeur de français dans le petit village de San Francisco et appartient à une association de protection de l’environnement. Un incendie dans le village fait prendre conscience aux habitants qu’ils n’ont pas les connaissances pour prodiguer les premiers secours. Il faut savoir que les villageois habitent à 24 heures de bus de Lima. Ajoutez à cela une heure de pirogue en hiver et les cas d’urgence deviennent des cas désespérés. Benjamin Legrand leur enseigne alors des notions de secourisme, à Mery Luz et ses concitoyens.

Elle s’exprime
malgré la peur
de représailles

L’amour s’en est mêlé, elle l’a suivi à Vic-en-Bigorre. Ils ont maintenant trois enfants (Ximena, née au Pérou, puis Raphaël et Kaya, nés en France). 
Au-delà de cela, Mery Luz pense à un autre problème: voir son pays, ses terres et ses forêts en danger à cause de l’industrie pétrolière: « C’est le gouvernement qui est propriétaire des terres, on peut être expulsé à tout moment s’il veut vendreJ’ai grandi sur ces terres, j’ai mangé ce que cette terre et la rivière nous donnaient et maintenant nos rivières sont contaminées par le pétrole. Je veux que le monde le sache. » 
En septembre dernier, elle est contactée par l’ONG 350 France pour participer et s’exprimer à l’occasion de la Marche pour le climat. Les organisateurs lui demandent de s’exprimer sur la déforestation et la menace que représente l’industrie pétrolière. Elle saisit cette opportunité sans se poser de questions: « Ici, je n’ai pas peur de m’exprimer, je me sens forte et entourée, alors que dans mon pays ça n’aurait pas été possibleIl faut que quelqu’un dise ce qui se passe, que les poissons sont contaminés et la végétation impactée. »
Cette action a été comme un détonateur pour la jeune femme, soutenue par son conjoint. L’idée leur est venue de faire plus. Ils ont créé l’association Un Arbre pour la Vie et se sont donné l’objectif de planter 32.000 arbres en 4 ans. L’ONG les a aidés à faire un montage vidéo (visible sur YouTube) pour la communication. Ils iront planter les premiers arbres en juin. Leurs enfants seront du voyage: « C’est de l’avenir de nos enfants dont il s’agit, proclame-t-elle, et Ximena est déjà impliquée, elle va faire un exposé devant sa classe sur l’action entreprise. » 
Là-bas, au Pérou, ils planteront des quinilla dans l’école primaire du village: « C’est le plus cher, mais le plus costaud des arbres. » Un arbre coûte 2€. L’association prend en charge le montant, la surveillance et la formation des enfants.Cor.: Thérèse Rinuit

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