Le fils Fujimori suspendu de ses fonctions de député pour enquête

Le Congrès péruvien a suspendu mercredi Kenji Fujimori qui fait l’objet d’accusations de corruption mais le député a échappé à la destitution faute de quorum, dans un nouvel épisode de la guerre fratricide qui l’oppose à sa soeur Keiko, à l’origine de cette initiative.
source : romandie.com

A l’issue de 11 heures de débat, 61 députés ont voté en faveur de la suspension du fils cadet d’Alberto Fujimori, qui a dirigé le Pérou d’une main de fer de 1990 à 2000.

 

Mais le président de l’assemblée a ensuite suspendu la réunion annonçant que le quorum n’était pas atteint (67 députés), pour un vote sur l’éventuelle destitution de Kenji Fujimori qui conserve pour l’heure son immunité parlementaire. 

Le conflit entre les enfants Fujimori a éclaté publiquement en décembre mais couvait depuis quelque temps déjà, à mesure que grandissaient les ambitions électorales de Kenji, risquant d’éclipser sa grande soeur Keiko, candidate malheureuse à l’élection présidentielle de 2011 et 2016.

Kenji Fujimori, 38 ans, est accusé d’avoir tenté de négocier en décembre l’achat de votes lors d’une première procédure de destitution du président Pablo Pedro Kuczynski, surnommé PPK.

C’est le vote de Kenji Fujimori et de neuf autres membres du parti de la Force Populaire (droite), dont le leader est Keiko, qui avait permis à PPK d’éviter provisoirement la destitution.

Kenji Fujimori et Pedro Pablo Kuczynski sont soupçonnés de s’être alliés pour sauver le mandat présidentiel de ce dernier qui en échange a gracié, deux jours plus tard, le patriarche Alberto Fujimori, 79 ans, condamné à 25 ans de prison pour crimes contre l’humanité.

La diffusion en mars d’une vidéo montrant Kenji Fujimori lors de cette tentative d’achat présumée de votes a conduit le président Kuczynski à présenter sa démission. Il a depuis été remplacé par le vice-président Martin Vizcarra.

Fin mars, le Parquet général du Pérou a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire contre Kenji Fujimori après la diffusion de cette vidéo.

Kenji Fujimori est visé par la procédure pour « des délits présumés de corruption passive ainsi que d’autres ayant porté préjudice à l’Etat ».

Deux autres députés ainsi qu’un ancien ministre des Transports et des Communications — qui sont apparus ou sont mentionnés dans cette vidéo –, sont également placés sous enquête.

Alberto Fujimori, père de Kenji et Keiko, âgé de 79 ans, avait été de nouveau hospitalisé fin mars, cette fois pour une grave infection intestinale, selon son médecin.

(©AFP / 07 juin 2018 04h55)

Le Congrès rejette la destitution du fils Fujimori

Le Congrès péruvien a rejeté jeudi la destitution du député Kenji Fujimori qui fait l’objet d’accusations de corruption, mais ce dernier reste néanmoins suspendu de ses fonctions à la suite d’un vote intervenu à l’initiative de sa sœur et rivale en politique Keiko.

source : ouest-france.fr

Accusé de corruption, le député péruvien Kenji Fujimori a échappé, jeudi, à la destitution. Pour parvenir à la destitution du fils cadet d’Alberto Fujimori, qui a dirigé le Pérou d’une main de fer de 1990 à 2000, il fallait 67 voix. Or, à l’issue du vote du Congrès réuni à Lima, 43 députés ont voté pour et 20 contre sa destitution, tandis que 10 élus se sont abstenus.

Kenji Fujimori, 38 ans, conserve son immunité parlementaire de même que ses chances de se représenter comme candidat à la présidence du Pérou en 2021, vraisemblablement face à sa sœur et rivale en politique Keiko avec laquelle il se livre une guerre fratricide.

Il reste néanmoins suspendu de ses fonctions à la suite d’un vote intervenu à l’initiative de Keiko Fujimori. Deux autres proches de Kenji Fujimori, concernés par un vote similaire, ont également échappé à leur destitution.

Conflit entre les enfants Fujimori

Le conflit entre les enfants Fujimori a éclaté publiquement en décembre mais couvait depuis quelque temps déjà, à mesure que grandissaient les ambitions électorales de Kenji, risquant d’éclipser sa grande sœur Keiko, candidate malheureuse à l’élection présidentielle de 2011 et 2016.

Kenji Fujimori, est accusé d’avoir tenté de négocier en décembre l’achat de votes lors d’une première procédure de destitution du président Pablo Pedro Kuczynski, surnommé PPK.

C’est le vote de Kenji Fujimori et de neuf autres membres du parti de la Force Populaire (droite), dont le leader est Keiko, qui avait permis à PPK d’éviter provisoirement la destitution.

Kenji Fujimori et Pedro Pablo Kuczynski sont soupçonnés de s’être alliés pour sauver le mandat présidentiel de ce dernier qui en échange a gracié, deux jours plus tard, le patriarche Alberto Fujimori, 79 ans, condamné à 25 ans de prison pour crimes contre l’humanité.

Tentative d’achat présumée de votes

La diffusion en mars d’une vidéo montrant Kenji Fujimori lors de cette tentative d’achat présumée de votes a conduit le président Kuczynski à présenter sa démission. Il a depuis été remplacé par le vice-président Martin Vizcarra.

Fin mars, le Parquet général du Pérou a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire contre Kenji Fujimori après la diffusion de cette vidéo.

Kenji Fujimori est visé par la procédure pour « des délits présumés de corruption passive ainsi que d’autres ayant porté préjudice à l’État ».

 

Deux autres députés ainsi qu’un ancien ministre des Transports et des Communications — qui sont apparus ou sont mentionnés dans cette vidéo –, sont également placés sous enquête

 

 

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