Les autorités accusées de mauvaise gestion dans le sud du Pérou

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Malgré un confinement prolongé jusqu’au 31 juillet, Arequipa, la deuxième ville du Pérou, fait face à une explosion du nombre de cas et de morts du coronavirus.

source : rfi.fr

Résultat, les hôpitaux de la ville sont débordés. Le personnel de santé et les familles des patients, en colère, dénoncent la mauvaise gestion des autorités.

Cette vidéo a fait le tour des médias péruviens. On y voit une jeune femme désespérée courir en pleurs derrière le véhicule du président Martin Vizcarra l’implorant de venir en aide à son mari atteint du coronavirus et en attente d’un lit depuis cinq jours. Les images ont été tournées dimanche dernier lors d’une visite officielle du chef de l’État à Arequipa.

Auparavant, le président avait rendez-vous à l’hôpital de la ville dédié aux patients atteints du Covid-19, mais avait été forcé de rebrousser chemin. Des familles de patients et des membres du personnel médical lui avaient barré la route en dénonçant l’inaction du gouvernement face à la crise sanitaire.

Pas assez de lits, de médicaments, de personnel…

Depuis plusieurs jours, des centaines de patients atteints coronavirus et leurs familles campent devant cet hôpital, dans leur voiture ou dans des tentes. À l’intérieur, on manque de tout : lits, médicaments, oxygène et personnel de santé. Ces derniers dénoncent des conditions de travail déplorables.

« Plusieurs collègues se retirent pour diverses raisons, énumère Javier Gutierrez est doyen du Collège médical d’Arequipa : parce qu’ils sont contaminés car les équipements de protection sont insuffisants et de très mauvaise qualité, parce qu’ils sont maltraités par les autorités et parce que plusieurs d’entre eux n’ont pas été payé à temps. »

Une partie du personnel de santé impute ces problèmes à la mauvaise gestion d’Elmer Cáceres. Le gouverneur régional fait déjà l’objet de trois plaintes au pénal pour son inefficacité dans le traitement des cas de coronavirus à Arequipa. Malgré la gravité de la situation sanitaire dans la région, mardi, le président péruvien s’est contenté d’annoncer l’intervention prochaine du gouvernement central.

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