Les chauves-souris hématophages seraient un vecteur potentiel de la bartonellose dans les Amériques

Une étude récente publiée dans la revue PLoS Neglected Tropical Diseases rapporte que les chauves-souris vampires (dont Desmodus rotundus) en Amérique Latine sont souvent infectées (67%) par la bactérie Bartonella bacilliformis et présentent un risque de transmission bactérienne des chauves-souris à l’homme et au bétail. Les chercheurs ont constaté que les infections à Bartonella chez les chauves-souris vampires sont très répandues au Pérou et au Belize

source : mesvaccins.net

par Jacques Morvan

La bactérie a été retrouvée dans le sang et les selles. Les résultats suggèrent que la transmission peut se faire par morsure ou via d’environnement contaminé par les fécès et qu’il existe un risque élevé d’infection à Bartonella suite à une morsure de chauve-souris vampire. Des actions préventives (désinfection locale) doivent accompagner la vaccination contre la rage lors d’une morsure de chauve-souris.

Rappels sur la bartonellose :

La bartonellose (également appelée maladie de Carrión, fièvre Oroya  ou verruga du Pérou) est causée par la bactérie Bartonella bacilliformis du genre Bartonellafamille des Bartonellaceae.

Bartonella bacilliformis est endémique dans les régions montagneuses à l’ouest de la Cordillère des Andes du Pérou, de l’Equateur et de la Colombie et semble avoir progressé vers des altitudes plus basses entre les montagnes et les jungles. Elle est transmise à l’homme par la piqûre très douloureuse d’un phlébotome qui est actif lors de la tombée de la nuit, Lutzomyia verrucarum

L’infection provoque un malaise avec fièvre et anémie hémolytique et subictère, puis des douleurs articulaires, une hépatosplénomégalie. Après quelques semaines surviennent des éruptions (verruga peruana) qui ressemblent à des cloques remplies de sang sur la tête et les membres. L’évolution spontanée est grave avec 40 % de mortalité. Le traitement repose sur les tétracyclinesou le chloramphénicol. Sous traitement antibiotique, la mortalité chute à près de 8 %.

Référence : Becker DJ, Bergner LM, Bentz AB, et al. Genetic diversity, infection prevalence, and possible transmission routes of _Bartonella_ spp in vampire bats. PLoS Negl Trop Dis. 2018; 12(9): e0006786. doi:10.1371/journal.pntd.0006786;  

Source : Neglected tropical diseases ; Promed.


Référence principale :

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