Les géants des matières premières à la conquête des mines de cuivre

Plusieurs opérations de M&A viennent d’être annoncées. La voiture électrique et les énergies renouvelables ont relancé l’intérêt pour le métal.

 

source : leseschos.fr

 

Peu importe le plongeon de 18 % des cours cette année. Le cuivre fait à nouveau rêver les grands groupes miniers. Ces derniers jours, plusieurs transactions ont été annoncées par des géants du secteur.

 

BHP, le premier mineur de la planète, vient ainsi d’acheter une participation dans une société d’exploration, SolGold, qui opère en Equateur et possède l’un des projets considérés comme les prometteurs aujourd’hui dans le secteur, Cascabel. S’il voit le jour, ce projet pourrait devenir une des plus grandes mines de cuivre au monde.

Au même moment, Zijin Mining, qui est le numéro trois chinois du cuivre, est en passe de reprendre un vaste projet minier en Serbie, actuellement développé par des Canadiens. La société a endossé le rôle de « chevalier blanc » après avoir enchéri sur une offre hostile d’un concurrent canadien. Là encore, ce gisement de cuivre recèlerait un potentiel considérable, d’après les experts du secteur.

De son côté, Glencore a signé des contrats « offtake » (contrats d’achats de la production) avec un producteur de cuivre au Brésil dans lequel il a pris en juillet une participation de 5 %.

 
Les géants des matières premières à la conquête des mines de cuivre

Ruée sur le cuivre

Pour l’heure, le montant des transactions dans le cuivre n’est pas élevé : BHP va débourser un peu plus de 35 millions de dollars pour s’installer en Equateur, et Zijin Mining 1,41 milliard. Mais cette nouvelle chasse aux mines de cuivre reflète le fort attrait qu’a retrouvé le métal depuis un peu moins de deux ans.  Le cuivre est redevenu une superstar car la demande mondiale est amenée à augmenter fortement dans les décennies à venir.

BHP  fait ainsi le pari d’une vraie révolution des transports via l’électrification et rappelle qu’un véhicule électrique contient quatre fois plus de cuivre qu’un véhicule classique. Glencore est tout aussi dithyrambique. Le secteur compte aussi sur l’électrification de la demande d’énergie à travers le monde, dont la production, la distribution et la transmission vont nécessiter beaucoup de cuivre, selon BHP. Tout comme les productions d’électricité éolienne et solaire.

Les grandes découvertes plus rares

BHP, Glencore et Zijin Mining ne sont pas les seuls à la poursuite du cuivre. Cet été, Anglo American a donné le coup d’envoi pour un projet minier à 5 milliards de dollars au Pérou, et Kaz Minerals, un groupe kazakh coté à Londres, a acheté une mine dans une partie reculée de l’est de la Russie pour 900 millions.

Mais tous les appétits ne seront pas forcément satisfaits. D’abord parce que peu de mines de cuivre sont actuellement à vendre à travers le monde. Ensuite, parce que les grandes découvertes de gisements  se font de plus en plus rares .

Muryel Jacque  

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