Les indiens du lac Titicaca

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C’est le lac le plus haut du monde, perché à 3.812 mètres d’altitude dans la Cordillère des Andes, entre Pérou et Bolivie.

 

 

source : franceinfo.fr

Le lac Titicaca fait vivre trois millions de personnes, essentiellement tournées vers l’agriculture et l’élevage. Parmi elles, les indiens Uros.

Certains ont leur destin intimement lié avec le lac, ce sont les indiens Uros, les derniers représentants d’un peuple ancestral des Andes, » raconte Pierre Delannoy dans le magazine « Géo ». Il est allé à leur rencontre et nous fait entrer dans le quotidien de ce peuple de l’eau  leur maison est posée sur des plateformes de joncs qu’ils ont tressées eux-même.
Les photos sublimes de Pascal Maître nous montrent ces petites îles flottantes, fabriquées à base de totora.

écouter le reportage

4 réponses à “Les indiens du lac Titicaca

  1. Bonjour Alain et François,

    Merci de vos commentaires. Je vous ai laissé un message sur votre mail pour parler de votre demande de collaboration.

    Nota : je partage ma vie entre le Pérou andin et la France, mais n’ai surtout pas la prétention d’être un spécialiste du Pérou au sens ethnologique. Ce sont mon expérience-terrain de la puna et mon vécu avec ses habitants qui constituent mes meilleures sources !

    A très bientôt j’espère

    Xavier

  2. Bonjour Aventureo, tu as raison sur toute la ligne. Certainement aussi que les mots Aymara ou Quechua ne sont pas vendeurs, sauf peut être pour ce dernier par une marque d’équipement de sport que je ne citerais pas ici. Mais je pense qu’il ne faut blâmer personne, que se soient les natifs de Puno qui profitent de la manne touristique que leur apporte les îles flottantes en totora, et ceux qui veulent faire croire que le peuple Uros est encore bien vivant !! A part quelques spécialistes profondément attaché au Pérou et aux cultures andines, le reste n’est que promotion commercial. Des aberrations il y en a d’autres et la plus grosse est de parler du peuple Incas ou Inkas, il n’y a jamais eu de peuple Inca, l’Inca fils du soleil était la dénomination du « roi  » du peuple Quechua, et le peuple était et est encore Quechua et non Inca. Mais qui aujourd’hui va aller à l’encontre de cette légende urbaine, les péruviens eux mêmes, ne si aventure pas, car créer l’ambiguïté dans l’esprit du touriste lambda pourrait entraîner de lourdes pertes financières. Il faut donc parfois se résigner et laisser le mot Quechua enrichir la fameuse marque d’équipements sportifs, croire que le peuple Uros perpétue des traditions millénaires sur le lac Titicaca, que certain écrive des articles pour des revues aussi prestigieuses que Géo en commettant des erreurs conscientes ou inconscientes. Le principale étant de parler et de promouvoir ce magnifique pays qu’est le Pérou

    Mais comme te l’a demandé mon ami Alain notre page est ouverte a toutes discussions et des articles écris par des spécialistes du Pérou comme toi sont les bienvenus

  3. Je ne savais pas qu’il était encore possible de rencontrer des Uros, car il est admis que le dernier représentant, qui était une femme, est mort en 1970. Resterait-il donc des Uros encore vivants, ou bien d’autres ethnies qui perpétueraient leur héritage ? J’ai hâte de découvrir le reportage de Pierre Delannoy dans Géo, pour en savoir plus. Aujourd’hui, on sait que la plupart des îles Uros ne sont plus habitées en permanence. De celles que visitent les touristes (ambiance « Disneyland » assurée !), leurs soit-disant habitants sont en fait des Puneños (habitants de la ville de Puno, au bord du lac), qui prennent le bateau avant les touristes au petit matin, et qui repartent le soir. Quant aux plus confidentielles, elles sont aujourd’hui peuplées par des ethnies de langue aymara (donc rien à voir avec les Uros). Une erreur qui est trop souvent commise est l’appellation « Indiens ». Pour les peuples des Andes, elle est considérée comme une insulte. Eux se revendiquent « natifs » ou « indigènes », par opposition à « Indiens » qui leur avait été attribué par les Conquistadores. « Indiens » (ou « Indios ») est malheureusement encore utilisée ici au Pérou par les non-Andins dans un but péjoratif et discriminatoire. Et l’on sait combien le racisme est présent au Pérou. Cela étant dit, les natifs andins amalgament bien les touristes étrangers sous le terme « gringo » (réservé à l’origine aux seuls nord-Américains). C’est de bonne guerre !

    • Bonjour Aventureo, vous avez l’ air de bien connaitre le Pérou et ses habitants, vous êtes dans ce beau pays ou en France?
      Peut être seriez vous interessé d’écrire pour le site et de nous aider à diffuser différents aspects de la culture péruvienne?
      Pour nous joindre: contact@perouenfrance.com
      A bientôt

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