LES JEUNES PÉRUVIENS, DERNIERS DE LA CLASSE ?

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« Au Pérou l’amélioration année après année des résultats aux tests PISA se fait au prix de fortes inégalités en lien avec les origines socio-économiques des individus », souligne Madeleine Zúñiga, coordinatrice nationale de la Campagne Péruvienne pour le Droit à l’Education. Mais alors, PISA pose-t-il les bonnes questions ?

par : Helène Ferrer

source: .altermondes.org

Les jeunes péruviens sont les derniers de la classe. C’est en substance ce que traduisent les résultats de l’enquête PISA 2012 – le « programme international pour le suivi des acquis des élèves » en français –. Mené tous les 3 ans par l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economique (OCDE), PISA viser à évaluer les performances des systèmes éducatifs des pays membres de l’organisation et d’un ensemble d’autres pays souhaitant y prendre part. Sur 65 pays participants en 2012, le Pérou occupe la dernière place à la fois en mathématiques, en sciences et en lecture, les 3 volets principaux du programme.

1 Comment on LES JEUNES PÉRUVIENS, DERNIERS DE LA CLASSE ?

Xavier said : 2 years ago

Merci pour cet article. J'aurais aimé savoir que le Pérou remontait dans le classement PISA année après année. Bien au contraire, il stagne (au mieux). La croissance péruvienne reste à deux vitesses, comme le souligne bien cet article. En plus du manque flagrant d'investissement public dans les infrastructures scolaires, s'ajoute l'absence d'une formation des enseignants digne de ce nom. Sur l'altiplano, par exemple, ce sont souvent les paysans qui enseignent aux élèves de leurs villages, faute de profs dûment formés prêts à s'installer dans ces régions isolées (les compléments de salaire des enseignants à "l'exil" sont tellement ridicules que les candidats ne se bousculent pas). Résultat : les enfants se retrouvent avec des lacunes et des carences qui réduisent de plus en plus leurs chances d'intégrer un jour l'université. Connaissez-vous des initiatives qui oeuvrent sur place pour la formation des enseignants ruraux ? Si non, je crois qu'il y a sans doute des projets de soutien et d'actions à monter en ce sens... Quand je constate sur place la situation, j'y pense de plus en plus. Si d'autres personnes veulent se joindre, avis aux intéressés et lecteurs de perouenfrance.org !

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