Les plantes hallucinogènes peuvent être utiles

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L’ethnopharmacologiste Jacques Fleurentin poursuit son exploration des plantes. Dans son dernier livre, il liste toutes celles qui permettent d’atteindre des états seconds. Une somme de savoirs ancestraux et d’usages thérapeutiques modernes.

source : republicain-lorrain.fr

e druidisme aurait-il survécu s’il avait popularisé des plantes hallucinogènes capables de soigner ? Jacques Fleurentin n’a pas la réponse. Mais il a listé les plantes des dieux, des hommes et des démons dans son dernier ouvrage. Disons, toutes celles qui permettent d’atteindre un état second, de modifier la conscience ou la perception du corps.

Des exemples ? « Au Pérou, l’ayahuasca modifie la conscience et les rêves, elle permet de remonter dans le passé. Si l’on est accompagné d’un chaman ou d’un psy, on peut trouver des solutions à son problème. En Amérique du Sud, ils font des tests, les résultats sont rapides pour soigner des dépressions profondes », explique l’ethnopharmacologiste.

Plantes du démon

Et que classe-t-il parmi les plantes du démon ? Celles qui deviennent addictives, comme le qat (« de l’amphétamine pure ») ou l’héroïne. Si on en retrouve dans les traditions d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique, l’Europe est mal dotée en plantes hallucinogènes. Il y a le datura, la belladone, la mandragore, dont les sorcières faisaient usage, mais toutes les trois ont des effets très désagréables, voire mortels.

Moins intrigant mais plus utile au quotidien, un dernier chapitre recense aussi les plantes des hommes, d’un précieux apport. La coca, par exemple, « efficace contre le mal des montagnes, qui stimule le système nerveux, est un puissant tonique et un anesthésique local ». Ou plus près de nous, l’ortie, qui apporte fer et minéraux. Bon, ça ne vaut pas le cacao ou le café…

Plantes des dieux, des démons et des hommes , Jacques Fleurentin, éditions Ouest-France

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