L’ex-électricien a installé le courant dans un bidonville du Pérou et rallumé l’espoir des écoliers

Sa spécialité, c’est l’électricité. Mais ce qui électrise Denis Lafage et lui donne toute son énergie, c’est son action entreprise pour des Péruviens privés de courant. Après l’action, l’exposition… 

source : ladepeche.fr

par JEAN LUC GARCIA

Denis Lafage avait dit qu’il apporterait le courant et qu’il contribuerait au retour de l’eau courante dans un bidonville de Collique au Pérou. C’est-à-dire au retour d’une vie plus décente. Il l’a fait. La mission de cet ancien électricien-plombier, au chômage au moment où il conduisait celle-ci, avec l’appui de l’association PAS (Pérou Amitié Solidarité), était rude et délicate après les coulées de boues et les dégâts considérables dont avait été victime cette région du Pérou. Ce Cadurcien a financé son voyage avec ses propres fonds. Denis Lafage avait également assuré qu’au retour de cette aventure humanitaire, il présenterait celle-ci à travers les visages ainsi que les paysages qui ont marqué cet épisode de sa vie. Bref, par le biais d’une exposition photos. Celle-ci se tient actuellement à Cahors, au Lieu commun, rue Saint-James. 150 clichés y sont présentés.

 

100 000 habitants, 80 enfants scolarisés

« J’ai réalisé plus de 1 500 photos. Il fallait faire un choix. J’ai sélectionné les images les plus marquantes, celles qui évoquent le mieux la situation de ce bidonville et de ses 100 000 habitants. Il n’y a que cinq écoles très précaires. L’exposition les présente toutes. 80 enfants seulement sont scolarisés sur des milliers de petits péruviens qui vivent dans l’une des huit zones du bidonville » décrit Denis. Son plus grand bonheur : « La fraternité de ce peuple » et l’amitié qu’il a su nouer avec les personnes qui ont su l’accueillir « comme l’un des leurs », mais aussi avec ceux qui ont travaillé avec lui. Ils sont les héros de son expo.

La pauvreté et la beauté

Denis Lafage est particulièrement fier d’une photo en format panoramique qui, à elle seule, montre toute l’étendue du travail restant à accomplir à Collique. On y voit l’une des artères du bidonville, un espace où semble régner ruines et désolation. Denis y voit autre chose. Une vraie beauté. Toute la vérité de son vécu là-bas. « Ces gens n’ont rien, ils vous donnent tout » avait-il lancé au retour de son voyage. Cette photo résume le « rien » auquel il fait allusion. « Pour moi, l’oiseau au centre de l’image représente la vie, une certaine liberté. Du bonheur aussi » analyse Denis. Il a pressé le déclencheur de son appareil au bon moment. L’instant précis où la vie, malgré la pauvreté, devenait belle et chargée d’espoir par la seule présence d’un oiseau dans le ciel du bidonville de Collique.

Des écoles vraiment pas comme les autres

La casita rosada, la casita verde et des écoles, vraiment pas comme les autres, adossées à des monticules de pierres et des parois abruptes tranchent, par leurs couleurs vives, avec des paysages où la misère est criante de vérité. Ces écoles et leurs élèves sont omniprésents sur les murs de l’exposition. Les photos de tous les formats attirent l’œil et touchent le cœur. Denis expose pour expliquer, mais aussi pour aider et permettre la scolarisation de tous les enfants du bidonville. Pour contribuer à cette action, il propose ses photos à la vente. L’expo est visible jusqu’au 12 mai du lundi au jeudi 17 h 30 à 19 heures, le vendredi de 14 heures à 18 h 30 et le samedi de 10 heures à 12 h 30, puis de 14 heures à 18 heures. 

 

1 Comment on

L’ex-électricien a installé le courant dans un bidonville du Pérou et rallumé l’espoir des écoliers

francois said : 6 months ago

Si ce garçon, a vraiment et je n’en doute pas contribué à réaliser ce qu’il dit c'est-à-dire rendre l’électricité et l’eau potable à 100.000 personnes et à 80 enfants à nouveau scolarisés dans des conditions acceptables. Je dis bravo, à Denis pour ce qu’il vient d’accomplir, travailler dans un « pueblo joven » au Pérou n’est pas quelque chose de simple, loin de là. L’état Péruvien devrait le faire citoyen d’honneur du Pérou et lui remettre « la orden del sol » car il la mérite bien plus que certain politicien véreux qu’ils l’arborent après avoir volé le peuple, dont ils sont supposés être issu.

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