El Niño le même au Pérou et en Equateur, et pourtant ?

EquateurPourquoi l’ Equateur voisin du Pérou qui a souffert du même phénomène météorologique n’a pas été confronté au même désastre socio économique. Pour résumer l’équateur depuis le 15 janvier 2007 est l’un des pays d’Amérique du Sud qui possède un gouvernement progressiste.

par Tartuphe 

Depuis cette date Rafael Correa a œuvré pour la population de son pays. Des retenues d’eau ont été construites sur tous les fleuves et rivières largement en amont  afin d’en contrôler le débit. Les agriculteurs ont souscris des assurances en cas de  catastrophe naturel. Cela à été financé par la production et les taxes prélevées sur les richesses nationales. Une véritable répartition des richesses vers la sécurité des populations sans aucun profit immédiat. Le profit, il arrive aujourd’hui, car aucune récolte n’a été ravagée, les populations on conservées leurs habitats, les infrastructures de transport n’ont pas subit de dégâts. Et pourtant le phénomène « El Niño » ne c’est pas arrêté à la frontière de entre le Pérou et l’Equateur.

   Pour résumer dans un pays progressiste on va investir dans des corps et du matériel pour les pompiers dans le cadre de la prévention, dans un pays à l’économie ultra libérale on diminuera le budget des pompiers en fonction des statistiques, Moins de feu, moins de pompier et le jour d’un grand incendie on pleure parce qu’il n’y a plus de pompier.

 

Bien entendu il n’a pas été facile aux dirigeants équatoriens, de faire admettre aux populations, le bien fondé de tous ces travaux de préventions. Car en Equateur comme au Pérou les populations depuis des décennies sont habituées à vivre au jour le jour, gagner de l’argent vite sans se soucier du lendemain. Rafael Correa a été pendant ses mandats présidentiels un pédagogue de première classe. La population équatorienne a admit et approuvé le bien fondé de sa politique, on retrouve la même chose en Bolivie avec Evo Morales.

Le Pérou lui, depuis l’aire Fujimori a vendu tous ses bijoux de familles à des multinationales, qui ne se soucis guerres du bien être de l’ensemble de la population. Si les entreprises minières investissent dans des routes c’est avant tout pour transporter leurs minéraux, si elles participent à l’édification de barrage hydroélectrique c’est parce que l’industrie du cuivre a énormément besoin d’électricité. Ce qui reste et qui profite à la population située aux alentours des mines est donc un leurre qui disparaitra avec l’épuisement des ressources naturelles. Les taxes de l’industrie minière profite au bien être des politiciens et les profits aux actionnaires des multinationales.

Le Pérou va se relever, j’ai confiance dans sa population, mais à quel prix ?  Il faudra pour cela, qu’une fois encore que l’aide international intervienne, que les péruviens soient obliger de ce mettre à genoux pour remercier leurs donateurs. Et ce parce que tous les gouvernements élus par le peuple depuis l’indépendance du pays, l’on été uniquement pour leur bien et celui de leurs proches.

Effectivement aujourd’hui, la presse montre Keiko Fujimori avec une paire de bottes en caoutchouc, qui  patauge dans la boue, « pour la photo », comme le faisait son père, effectivement une partie de la population se laissera berner. Ou un autre ici ou là en train de distribuer de l’aide alimentaire d’urgence.  Mais sur le fond quelles mesures seront prises, tous les ans la population devra-t-elle demander de l’aide d’urgence pour simplement survivre ?  Car le dérèglement climatique est en marche et tous les ans ce type de catastrophe risque de se reproduire. Amis (es) électeurs du Pérou de France ou d’ailleurs, vous qui possédé dans votre main le droit de choisir le jour d’une élection, vous qui a votre niveau pouvez influencer le cours des choses, réfléchissez bien a quelle société vous inspirez pour vous et vos enfants. Deux choix s’offrent à vous l’individualisme l’égoïsme et la loi du plus fort, ou la société, le vivre ensemble et la solidarité.              

1 Comment on

El Niño le même au Pérou et en Equateur, et pourtant ?

francois said : 3 months ago

Encore une preuve, qu'avec une véritable volonté politique il est possible de faire bouger les choses. Faire passer l'humain avant l'argent, voici un exemple à suivre, en espérant que les français y réfléchiront dimanche prochain en déposant leur bulletin dans l'urne.

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