Itinérance péruvienne

panaméricaineDe Lima à Arequipa, la route panaméricaine longe la côte sud du Pérou en traversant des paysages parmi les plus arides et singuliers de la planète.

 
 
Source:  Le Figaro Magazine

 

Du Pérou, on connaît surtout le Machu Picchu, les paysages andins et les trésors de la civilisation inca. Est-ce tout? Au sud de Lima, la route panaméricaine dévoile un tout autre pan du pays. Avec elle, embarquons pour une leçon d’histoire, de géologie et de biologie… à ciel ouvert.

Le site de Tambo Colorado, à 270 km de Lima, était l’un de ces avant-postes qui firent la puissance de la civilisation inca, de Cuzco jusqu’aux confins de la Patagonie. On vénérait le soleil sur la place encadrée de bâtiments en adobe, jadis peints en rouge et désormais oubliés, sauf par le vent et la poussière.

Ce modeste vestige inca mérite qu’on s’y arrête, car le territoire qu’on aborde par la suite appartient à d’autres civilisations précolombiennes. La presqu’île de Paracas était aux mains d’un peuple qui connut son âge d’or bien avant les Incas, de 600 à 400 avant J.-C. 

On a retrouvé ici des cadavres momifiés enveloppés dans de superbes tissus brodés et dotés de crânes allongés, une déformation à caractère esthétique. La péninsule présente le visage le plus désolé qui soit: un désert lunaire chauffé à blanc par le soleil, virant de l’ocre jaune au rouge brasier.

L’océan Pacifique déferle en gros rouleaux furieux, balayant toute idée de baignade. Quant à la pluie, elle ne tombe jamais ou presque sur ce coin de terre brûlée, l’un des endroits les plus arides de la planète. Pourtant, la presqu’île de Paracas abrite depuis 1975 une réserve nationale d’une richesse inouïe.

Pélicans, urubus à tête rouge, sternes incas, manchots, fous variés, otaries à crinière… C’est au courant de Humboldt, venu d’Antarctique, que l’on doit la présence de cette faune pléthorique. Ses eaux froides et riches en plancton attirent des myriades de poissons, et autant de prédateurs. Parmi eux, les flamants des Andes. Le général José de San Martín, libérateur du Pérou, aurait d’ailleurs donné au drapeau péruvien ses couleurs rouge et blanc en voyant leurs ailes écarlates dans la baie de Paracas…

Ocres intenses et bleu profond: le désert rencontre l'océan sur la presqu'île de Paracas. Pélicans, sternes incas, fous variés et otaries à crinière se côtoient dans ce spectaculaire sanctuaire marin et ornithologique.

La balade en bateau jusqu’aux îles Ballestas donne une idée de la profusion de nourriture présente sous la surface de l’océan. Des centaines de milliers de fous variés, pélicans et cormorans de Bougainville ont colonisé cet archipel, transformant les îlots en montagnes blanches de guano, à l’origine de la fortune du Pérou au XIXe siècle. Sous les arches naturelles creusées par l’érosion, près de 2 000 otaries à crinière se prélassent au soleil.

A 70 km de là, la région d’Ica tranche avec le désert alentour. Des vergers surgissent de tous côtés dans une explosion de verdure. On y cultive la mangue, l’avocat, le maïs, le coton, la pomme de terre, la noix de pécan. Et le raisin. Des domaines viticoles accueillent des bodegas où l’on peut déguster le célèbre pisco, une eau-de-vie de vin consommée dans tout le Pérou, mais aussi des vins rouges ou blancs.

«Nos jours sont très chauds, mais nos nuits sont fraîches grâce à la proximité de l’océan, que refroidit le courant de Humboldt. Cela nous offre une belle amplitude thermique, idéale pour les blancs. De plus, étant proches de l’équateur, nous avons des jours courts… et des nuits longues, ce qui permet à nos vignes de se reposer», explique Frédéric Thibaut.

Cet œnologue français passé par la Côte Rôtie et le Chili œuvre désormais au domaine de Tacama, l’un des plus anciens et des plus réputés du pays. Deux cent cinquante hectares de vignes entourent cet ancien couvent d’Augustins aux airs d’hacienda. «Le vin du Pérou s’améliore d’année en année.

Nous avons des tannats dignes des madirans! Quant au pisco, autrefois un tord-boyaux, il progresse énormément depuis dix ans.» Conquérantes, les vignes de Tacama ou du domaine Queirolo s’étendent jusqu’aux contreforts de la cordillère des Andes. Comme prêtes à prendre le monde d’assaut, après leurs voisines du Chili et d’Argentine.

Des pétroglyphes de plus de 1 000 ans recouvrent les rochers du site de Toro Muerto.

A la sortie d’Ica, le désert reprend ses droits… Huacachina ressemble à un mirage. On croirait une oasis saharienne déplacée au milieu du Pérou. De hautes dunes de sable sertissent une petite lagune entourée de palmiers. Le matin, on se lève tôt pour admirer le lever de soleil et voir son ombre sur la mer de dunes. Un spectacle tout aussi saisissant, au coucher du soleil.

Le vrombissement des buggys trouble, hélas, le silence. Ces engins zigzaguent à toute vitesse jusqu’en haut des dunes, où les touristes s’essaient au sandboard. Chacun ici essaie de tracer sa ligne sur le sable. Mais c’est vers d’autres traces, bien plus importantes, que nous emmène la Panaméricaine, une centaine de kilomètres plus au sud.

Classées en 1994 au patrimoine mondial par l’Unesco, les lignes de Nazca font partie des réalisations humaines les plus énigmatiques. La route traverse l’immense plaine désertique sur laquelle les hommes ont dessiné, pendant plus de mille ans, des lignes droites et des figures géométriques, anthropomorphiques et zoomorphiques de plusieurs kilomètres de long.

Impossible d’observer du sol ces œuvres gigantesques. Il faut survoler en avion la plaine desséchée, comme le fit la première fois le scientifique américain Paul Kosok, en 1939. Un étrange bestiaire dessiné à l’aide de pierres entre 500 avant J.-C. et 600 à 700 de notre ère apparaît soudain dans le vaste bassin du Rio Grande de Nazca. Un colibri tracé au cordeau, un condor de 130 m d’envergure, une araignée, un singe à la queue en spirale, un personnage à la tête d’astronaute, et d’innombrables figures géométriques évoquant un tableau de Malevitch…

Plus au nord, la civilisation Nazca nous a légué ses célèbres lignes géantes, tracées à l'aide de pierres, mais aussi des pyramides, comme celle du site cérémoniel de Cahuachi.

Par leur taille, leur quantité, leur diversité et leur étendue (plus de 75 000 hectares), les géoglyphes de Nazca n’ont aucun équivalent dans le monde. L’extrême aridité du climat a permis leur excellente conservation. Les archéologues s’interrogent encore sur la signification de ces lignes.

Tout a été dit: calendrier astronomique, pistes de course, carte représentant le réseau hydraulique souterrain… Giuseppe Orefici sourit dans sa barbichette. Cet archéologue italien installé à Nazca a l’habitude des hypothèses fantaisistes, comme celles de l’Américain Jim Woodman, qui imaginait que les Nazcas avaient inventé la montgolfière afin de vérifier le résultat de leur travail.

«Les géoglyphes servaient probablement au culte de divinités. Lors des grandes cérémonies, des centaines de pèlerins pouvaient se ranger en ligne sur les sentiers dessinés par les pierres. Les Nazcas, une civilisation préincaïque, ont procédé en reproduisant des figures à grande échelle, comme pour un patron de couture. Leur travail est considérable, et il reste encore beaucoup de vestiges à découvrir dans la région.»

Le site cérémoniel de Cahuachi est l’un de ceux-là. Depuis 1982, Giuseppe Orefici exhume les diverses pyramides et bâtiments de ce centre de pèlerinage en adobe. «Lorsque je suis arrivé, le site était enfoui sous les alluvions.

On a pu y retrouver, presque intacts, de merveilleux tissus brodés de plumes d’oiseaux, des calebasses décorées, des bracelets en or et en lapis-lazuli, des têtes-trophées que l’on portait à la ceinture…» Au centre du site se dresse la pyramide principale, peinte à l’origine d’un rouge intense. Tout autour, les vestiges d’une quarantaine de temples dotés de colonnades.

Les agriculteurs venaient des Andes y faire des offrandes aux dieux, notamment à l’orque et au félin. Les grands pèlerinages accueillaient des milliers de personnes. «Rome, en 300 avant J.-C., était plus petite que Cahuachi», glisse malicieusement Giuseppe Orefici. Au Ve siècle, des pluies dévastatrices, dues au phénomène El Niño, déclenchèrent des fleuves de boue. Cahuachi fut rasée, ainsi qu’une partie des géoglyphes de Nazca. Une civilisation de l’eau noyée par la pluie…

L'un des lieux les plus secs de la planète se fait soudainement verdoyant dans la fertile et agricole vallée du fleuve Majes.

A la sortie de la ville, le site de Cantalloc offre un spectacle unique, lui aussi : celui de puits en spirale, espacés à intervalles réguliers. Les paysans utilisaient les canaux souterrains pour irriguer leurs parcelles de cultures. L’eau y coule toujours, tout droit venue de la cordillère des Andes.

Les larges spirales en pierre auraient été creusées pour permettre à l’eau de s’oxygéner correctement et d’accéder aux galeries pour leur entretien. Non loin de là se dresse la dune de Cerro Blanco, la plus haute du monde: 2 078 m de sable et aucun buggy pour venir en troubler le silence.

Des offrandes ont été retrouvées sur cette montagne, sacrée depuis des temps immémoriaux. Il faut de bonnes jambes (et beaucoup de bouteilles d’eau) pour la gravir avant les fortes chaleurs de la journée. Les condors planent sur ce désert de sable vertical: 1 176 m de dénivelé.

Retour à l’horizontale sur la route panaméricaine. Le ruban de bitume file à travers le désert vers Camana, repoussant l’horizon toujours plus loin. Lorsque l’océan apparaît, comme écumant de rage, on ne sait ce qui est le plus hostile: les gifles de sable ou les vagues assassines.

Les dunes forment bientôt de hautes falaises plongeant dans la mer. La route de corniche joue les filles de l’air, descend dans la verdoyante vallée rizicole d’Ocoña, traverse des bourgades ensablées et des ports de pêche où l’on compte autant de pélicans et d’otaries que de pêcheurs. A deux heures de Camana, la vallée de Majes abrite l’étonnant site de Toro Muerto (du taureau mort).

Sur un versant de montagne désertique, les Huaris et leurs successeurs ont, de 600 à 1350 après J.-C., gravé dans le tuf volcanique plus de 5 000 dessins: pumas, condors, serpents, camélidés, perroquets, danseurs masqués…

Le Pérou abrite la plus grande population de vigognes, ces camélidés réputés pour la finesse de leur laine.

Pendant des siècles, personne ne semble s’être intéressé à cette «vallée des Merveilles» péruvienne: le site ne fut découvert qu’en 1951. Dans un paysage lunaire, on évolue parmi les blocs rocheux gravés comme dans un jeu de piste. En l’absence de tout panneau d’interprétation et de tout visiteur, on pourrait se croire le premier archéologue à découvrir le site.

Ici, un serpent géant court sur toute la longueur d’un rocher. Là, des danseurs semblent appeler la pluie, représentée sous forme de zigzag. Chaque dessin a été gravé en raclant la roche ou en la percutant avec une pierre de lave. Le site fut sans doute un important centre de pèlerinage sur la route des volcans sacrés, comme celui de Coropuna (6 377 m).

Les volcans… C’est vers eux que nous emmène bientôt la route panaméricaine, que nous quittons peu avant d’arriver à Arequipa. La deuxième ville du pays a été fondée par les conquistadors espagnols en 1540 dans une région exposée aux éruptions volcaniques et aux tremblements de terre (le dernier remonte à 2001).

Une ribambelle de volcans entoure la ville: le Misti (5 822 m) aux airs de Fujiyama, le Chachani (6 075 m), saupoudré de neiges éternelles, le Pichu Pichu (5 664 m)… La «cité blanche», bâtie en sillar (tuf volcanique blanc), a étonnamment bien résisté aux séismes qui l’ont secouée.

Après l’âpre désert, la vieille ville coloniale apparaît comme un sommet de civilisation. Le petit centre, autour de la place d’Armes, regorge de cloîtres, de monastères, d’églises et de demeures réalisées dans un surprenant style baroque métis. Sur la façade de l’église de la Compañia, les ornements baroques, les anges et figures de saints chrétiens côtoient des éléments précolombiens: fèves de cacao, têtes de condor ou masques préincas. Deux univers unis dans le sillar local.

Les îles du lac Titicaca et les profondeurs vertigineuses du canyon de Colca ne sont pas très loin, mais la réserve nationale de Salinas y Aguada Blanca, toute proche, nous offre un condensé des Andes sur un plateau – qui culmine à plus de 4 000 m. A l’ombre du Chachani, des troupeaux de vigognes et d’alpagas broutent les touffes d’ichu (herbe jaune) dans un paysage de pelouses morcelées d’eau ou, plus fréquemment, de steppe.

Joyau d'Arequipa, ville coloniale classée par l'Unesco, le couvent de Santa Catalina a résisté à de nombreux tremblements de terre. Près de 200 religieuses y vivaient au XVIIIe siècle. On admire aujourd'hui ses cours à arcades colorées et son dédale de ruelles, de placettes à fontaine et de jardins fleuris… sous l'œil du volcan Chachani.

Impossible de confondre ces deux camélidés: la gracile vigogne, espèce sauvage protégée, arbore un poil caramel d’une finesse et d’une douceur inégalables ; l’alpaga, domestiqué, évoque une peluche grâce à son épais lainage. Sous son chapeau andin, la bergère Tecla arpente le plateau en compagnie de ses 120 lamas et alpagas. Sa huaraca (fronde) l’aide parfois à éloigner renards et pumas. Elle vit dans une chaumière couverte d’ichu, parle quechua et prie la Pachamama (Terre nourricière), l’apu (divinité de la montagne), saint Jacques et la Vierge tout à la fois. On ne saurait être plus péruvienne…

Et on ne saurait faire plus péruvien que Gastón Acurio. Ce chef cuisinier a ouvert une bonne table à Arequipa (Chicha) mais c’est à Lima que nous le rencontrons. Si la capitale péruvienne est devenue, en vingt ans, un haut lieu de la gastronomie, c’est à cet homme volubile et jovial qu’elle le doit. Après une formation en France, Gastón Acurio a créé son restaurant en 1994.

«Je servais ce qu’on m’avait appris chez vous: des terrines de foie gras et du navarin d’agneau! Peu à peu, j’ai découvert l’incroyable terroir du Pérou et sa culture gastronomique. Les fruits d’Amazonie, les poissons du Pacifique, les innombrables variétés de pommes de terre, les piments uniques au monde…

Ici, la difficulté n’est pas de trouver le bon produit, c’est de le choisir», rit-il à la table de son restaurant mère, Astrid y Gastón. Chef de file d’une génération de cuisiniers capables de sublimer un cuy (cochon d’Inde) ou un ceviche de maigre, il possède désormais une quarantaine d’établissements, de Miami à Bogotá et de Paris à Buenos Aires. Les médias du monde entier n’ont d’yeux que pour cette cuisine néoandine exotique, généreuse, surprenante. «Le Pérou? Ça ne fait que commencer…», prévient le chef dans un grand sourire.

Tecla garde seule son troupeau de lamas et d'alpagas dans la réserve nationale de Salinas y Aguada Blanca.

Carnet de voyage

Utile

Office de tourisme du Pérou. D’autres informations via Express Conseil, l’agence de relations publiques du Pérou en France qui représente PromPerú, l’entité chargée de la promotion et de l’image du pays.

Y aller

Avec Air France (36.54), la seule compagnie qui dessert en direct le Pérou depuis la France (au départ de Roissy-CDG) avec 3 à 5 rotations par semaine (auxquelles s’ajoutent les 7 vols hebdomadaires proposés par KLM à bord de ses Boeing 777 dotés de sièges nouvelle génération, via Amsterdam). A noter: les accords de la compagnie avec Lan et Taca ouvrent la desserte de destinations domestiques telles que Cuzco. Compter à partir de 698 € l’aller-retour en Economique.

Organiser son voyage

Avec Etendues Sauvages(01.77.37.03.10). Créateur de voyages sur mesure depuis 2002, ce tour-opérateur propose un superbe itinéraire «Le Pérou dans tous ses états» avec au programme: Lima, les mythiques lignes de Nazca, les îles Ballestas, le canyon du Colca, les villes coloniales d’Arequipa et Cuzco, le lac Titicaca et l’incontournable Machu Picchu, entre autres. Une découverte des plus grands sites du Pérou dans le respect de l’environnement. 18 jours/16 nuits en chambre double et demi-pension, à partir de 5 800 € par personne. Prix au départ de Paris, transport avec chauffeur et service de guides francophones privés inclus.

Notre sélection d’hôtels

La Hacienda Bahia Paracas.

● A Lima, le Belmond Miraflores Park (00.511.610.4000). Ce 5 étoiles domine joliment la côte pacifique dans le paisible quartier de Miraflores. Restaurant gastronomique, spa, gym et agréable piscine sur le toit. A partir de 341 € en chambre double avec petit déjeuner.

● A Paracas, l’Hotel Paracas (00.511.518.6500). Il a de l’allure, ce 5 étoiles posé au bord de la baie de Paracas. Les bungalows sont disposés dans un parc verdoyant, parmi les palmiers et les bougainvillées. Le plus: la cevicheria sur le ponton blanc au-dessus de l’eau. A partir de 232 € avec petit déjeuner.

● La Hacienda Bahía Paracas (00.511.213.1010). Lui aussi au bord de l’eau, cet hôtel plus traditionnel dispose d’une belle piscine centrale. Idéal pour se délasser après la visite de la réserve nationale de Paracas. Tennis, spa, bar et restaurant. A partir de 242 € avec petit déjeuner.

● A Ica, l’Hotel Viñas Queirolo(00.511.261.3772). Un ravissant hôtel aux airs de vieille hacienda, décoré d’objets de l’époque coloniale. Choisir les chambres côté piscine. Bonne table dominant les vignes (23 €). De 220 à 258 €.

● A Nazca, le Nuevo Cantalloc (00.51.056.522264). Cette ancienne hacienda coloniale abrite désormais un hôtel un rien défraîchi mais spacieux doté d’un vaste parc où gambadent lamas, alpagas et autruches. Grande piscine. 186 € avec petit déjeuner.

● A Arequipa, la Casa Andina(00.511.213.9700). Le meilleur hôtel d’Arequipa occupe un beau bâtiment historique du XVIIIe siècle, en plein centre-ville. Elégante cour pavée, corniches sculptées. Hélas, les chambres n’ont pas autant de cachet. Spa, restaurant. A partir de 307 € avec petit déjeuner.

Bonnes tables

Astrid & Gastón à Lima.

● A Lima, Astrid & Gastón (442.2777). L’adresse incontournable de Gastón Acurio! Dégustez des yeux et des papilles son tiradito de fruits de mer (ou sa version végétale, façon Michel Bras). En dessert, la bombe au chocolat fait exploser les saveurs. Menus dégustation à 65 et 107 €.

● Costanera 700 (421.7508). La cuisine japonaise a fortement influencé la gastronomie locale. La preuve dans cet excellent restaurant, réputé pour son bar en croûte de sel. Environ 37 €.

● A Arequipa, Zig Zag (206.020). Sous de belles voûtes anciennes, le chef helvète Michel Hediger sert des pierrades de viandes péruviennes, des röstis préparés avec des tubercules locaux, des fondues de fromage local, des carrés d’agneau de l’Altiplano et des risottos de quinoa. L’heureux mariage du Pérou et de la Suisse! Compter 21,50 €, vin inclus.

● La Benita (943.400.148). Une picanteria (établissement typique d’Arequipa) tenue par un jeune chef dynamique. On s’y régale de rocotto relleno (piment rocotto farci recouvert de fromage), cuy chactao (cochon d’Inde frit) et surtout d’une délicieuse chupe de camarones (soupe d’écrevisses). A arroser de chicha morada (boisson au maïs violet fermenté). Compter 15 €.

● Chicha(287.360). Gastón Acurio a ouvert en 2009 cette table chic qui revisite avec audace les spécialités locales. Repas complet pour 28 €.

Boire un verre

Ayahuasca à Lima.

● Tacama(581.030). A Ica, le plus vieux domaine viticole du Pérou (1540) propose des dégustations de ses excellents vins rouges (tannat, carménère).

 Viñas Queirolo(261.3772). Un autre domaine d’Ica réputé pour son pisco et ses vins Intipalka (merlot, malbec, syrah). Dégustation et visite des vignobles pendant les vendanges.

 Ayahuasca(247.6751). Grande variété de pisco sours (cocktails au pisco) dans ce bar branché du quartier bohème de Barranco, à Lima.

A lire

Pérégrinations d’une paria, de Flora Tristan (Actes Sud), Lonely Planet Pérou, Guide du routard Pérou, Bolivie.

Le bémol

La garúa, une brume très humide, couvre la côte de mai à septembre, la privant ainsi de soleil. Attention au mal des montagnes (soroche), qui affecte environ 15 % des visiteurs à 2 000 m d’altitude, et 60 % à 4 000 m.

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