Au Pérou, « PPK » débute sa présidence sans majorité

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présidentPour la première fois au Pérou, les deux moitiés de l’opinion publique vont cesser de se regarder en chiens de faïence pour tenter de trouver un modus vivendi. au centre le président PPK

 

source : lemonde.fr

D’un côté, les héritiers et partisans de l’ancien autocrate Alberto Fujimori (1990-2000) disposent d’une majorité écrasante au Congrès. De l’autre, Pedro Pablo Kuczynski (centre droit) a pris ses fonctions de président du Pérou, jeudi 28 juillet. Celui que les Péruviens surnomment « PPK » l’a emporté sur la candidate populiste de droite Keiko Fujimori, fille de l’ancien chef de l’Etat, d’une courte tête (42 000 voix). Cette dernière compte 73 élus au Congrès, contre 20 du Front élargi (gauche) et seulement 18 de la liste PPK (Péruviens pour le changement).

Après une campagne électorale extrêmement polarisée, la cohabitation sera-t-elle possible ? Le bras de fer entre l’exécutif et le pouvoir législatif a commencé avant même l’investiture du nouveau président. Alberto Fujimori, qui purge une peine de vingt-cinq ans de prison pour violations des droits de l’homme et corruption, a présenté une demande de grâce présidentielle.

Le parlementaire fujimoriste Julio Gago a déclaré que l’annonce d’un pardon serait un gage de réconciliation politique. D’aucuns ont interprété sa déclaration comme la condition pour avoir la bienveillance de la majorité parlementaire à l’égard du gouvernement. Cependant, la nouvelle présidente du Congrès, Luz Salgado, figure de la vieille garde de M. Fujimori, s’est voulue rassurante, en affirmant qu’il n’y aurait pas d’« obstruction ».

 

 

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