Quelle est l’histoire du « Cajon » péruvien ? Découvrez-la ici !

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Les cajones («  caisses  », en espagnol) font partie de ces objets usuels qui, sous des mains expérimentées, deviennent des instruments de musique. Les jeunes abordent des rythmes tirés de la tradition péruvienne.

source : redbus.pe

traduction F Denizot

Le Cajon est l’un des instruments péruviens des plus emblématiques. Il est le symbole de la culture nationale et de la musique créole qui nous caractérise. Ainsi, le 2 août de chaque année est célébré le Jour du Cajon péruvien. Ici Redbus vous apporte une critique de cet instrument de musique pour votre journée.

Journée du Cajón péruvien : un hommage à l’instrument de musique historique
Son son est généralement entendu dans les danses du centre et du nord du pays, comme la zamacueca et le tondero. Bien sûr, il est également infatigable dans la musique créole et il est probable que nos grands-parents et arrière-grands-parents ont dansé à leur rythme dans des fêtes, des peñas et des présentations culturelles.

Quand est né l’emblématique « Cajon »?
Cet instrument a son origine dans les esclaves opprimés et amenés d’Afrique au Xive siècle. Les esclaves vendus au Pérou étaient interdits de jouer des instruments, surtout le tambour, le plus dominant. Cependant, ils voulaient s’exprimer et sortir de la routine accablante à laquelle ils étaient soumis par la musique.

Ainsi, dans leur quête d’une forme d’expression artistique, ils jouaient dans des boîtes rustiques, des morceaux creux tirés de courges ou d’autres objets improvisés qui fonctionnaient comme des percussions. Au fil des ans, elle est passée d’une boîte à un instrument de musique plus raffiné, le tiroir, aux mains des Afro-Péruviens. Il s’agit d’un instrument que l’on peut extraire de n’importe quelle partie de sa surface, et qui est aussi connu comme « idiophone ».

La diffusion du Cajón
Selon Rafael Santa Cruz, musicien et acteur qui a consacré une grande partie de sa vie à la diffusion et à la reconnaissance du tiroir péruvien, ce n’est qu’à la fin des années 1950 que la première tentative a été faite pour amener le folklore afro-péruvien sur la scène et dans la tradition nationale. Cela a été réalisé grâce à la compagnie Pancho Fierro, dirigée par José Durand Flórez, chercheur en musique créole et afro-péruvienne.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, le « Cajon » a atteint tous les foyers et tous les coins du Pérou, y compris des groupements au niveau mondial. Il est présent dans différents genres, comme le Landó, le festejo, l’Alcatraz, le panalivio, l’aine, entre autres. Il rejoint aussi la polka créole, le pasodoble, la marinera et d’autres rythmes péruviens. C’est l’un des instruments nationaux les plus présents dans la musique internationale.

Le tourisme au Pérou se caractérise non seulement par ses paysages, ses complexes architecturaux et sa gastronomie. Nous avons une grande variété d’expressions culturelles et artistiques comme la musique. Tout cela et plus vous trouverez dans notre blog de voyage. Ce 2 août, profite du rythme du « Cajon  » !

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