Les pierres d’Ica, historique complet

(troisième partie)
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ryan-drumEn 1976, le biologiste américain Ryan Drum étudia les pierres au microscope et n’y décela aucune trace d’usinage.  » j’ai étudié les roche avec un agrandissement de 30 et 60 avec un microscope électronique et je n’ai pas trouvé, dans les incisions, des traces de manipulations.

source : sciences-fictions-histoires.com

Si les pierres sont authentiques, alors elles ont une valeurs inestimables ; si elles sont une blague, étant donné la masse, et la précision des détails nous devrions étudier anthropologiquement parlant son auteur« .

La même année 1976, un ingénieur de la NASA convaincu que par le passé la Terre a été visitée par des aliens, Joseph Blumrich, analysa lui aussi une pierre d’Ica et observa une patine d’oxydation recouvrant toute la pierre, y compris les gravures.  » je suis resté profondément impressionné par ce que j’ai vu. Et je suis très heureux d’avoir trouvé une evidence aussi directe de ce que je crois. Je n’ai aucun doute sur l’authenticité de ces pierres « .

 

En 1976, Cabrera publia lui aussi un livre, El mensaje de las piedras grabadas de Ica (dont la traduction anglaise The Message of the Engraved Stones of Ica ne fut publiée qu’en 1989), dans lequel il exposait ses théories sur la nature et l’origine des pierres – qu’il appelait les glyptolithes (« pierres gravées » en grec). Il y spéculait également sur les informations d’ordre médicales, astronomiques, historiques… qui étaient selon lui données par les pierres.

La famille Uchuya confirma à nouveau à l’archéologue Federico Kauffmann en 1977 que c’est le Dr Cabrera qui fournissait des magazines et des dessins pour la fabrication des pierres (sans en expliquer la raison car l’intérêt d’accumuler encore des (fausses) pierres achetées semblait déjà assez inutile).

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Cabrera con jimenez del oso y con jj benitezA gauche le Dr. Cabrera avec le chercheur Fernando Jímenez del Oso. A droite avec l’ufologue et journaliste J.J. Benítez. (Fotos por piedrasdeica.es, JJ Benitez)

 

Robert Charroux, en 1977, commentait : «  j’ai examiné les fausses pierres incisées par Uchuya et la différence est manifeste, le trait est lourd et grossier. Il est impossible de confondre ces dessins si maladroits avec les magistrales incisions authentiques. Je voudrais savoir ensuite comment Basilio Uchuya a fait pour réaliser, de 1960 à 1967, plus de 11.000 pierres. Il existe de plus une collection analogue en Colombie. L’archéologue amateur et collectionneur Jaime Gutierrez Lega a recueilli une centaine de petites pierres, la plus intéressante nous montrant le disque génétique, elle est d’une largeur de 22 cm et montre, finement incisée, ce que Gutierrez interprète comme la structure microscopique des gènes et des chromosomes« . (Cette pièce archéologique étonnante a été exposée plusieurs fois dans les années 2000 par Klaus Dona).

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ColombiecollectionGutierrez4.jpgle disque génétique en lydite de la collection Gutierrez

 

Quelques années plus tard en 1978, Uchuya réitéra ses aveux devant des journalistes qui tournaient le documentaire The Case of the Ancient Astronauts pour les chaînes PBS NOVA/BBC Horizon. Il fabriqua sous leurs yeux en une journée une pierre d’Ica, en la gravant avec un couteau, puis en la cuisant dans une corne remplie de fumier et en la passant au cirage à chaussure pour obtenir la patine extérieure. Des photographies de pierres de la collection Cabrera furent également montrées à Uchuya, qui reconnut les avoir fabriqué. Enfin, l’Institut des Sciences Géologiques de Londres examina une des pierres prêtées par Javier Cabrera ; il conclut qu’il s’agissait d’un faux, l’étude microscopique montrant qu’aucune patine d’oxydation ne recouvrait les gravures. Les gravures étaient en outre beaucoup trop nettes et trop claires pour des pierres supposées vieilles de milliers d’années.

 

En 1980, ayant appris que la reine d’Espagne Sofia manifestait un intérêt pour les pierres d’Ica, Cabrera lui fit expédier l’une des plus grosses pierres de sa collection… Un monolithe pesant plusieurs centaines de kg, qui nécessita une grue pour le charger et le décharger, et voyagea en avion jusqu’en Espagne. L’argent n’a jamais été un objectif pour le médecin de toute façon, avec évidence…

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Piedra a espana ii«  j’ai rencontré Cabrera en 1991 – a déclaré le journaliste américain Brad Steiger – et j’ai examiné les pierre retrouvée à Ica. Sur elles, les hommes préhistoriques avaient dessiné des indigènes qui volaient sur un ptérodactyle et qui observaient avec une lunette un stégosaures, ce qui m’étonna quelque peu, vu qu’officiellement les dinosaures se sont éteints bien avant l’apparition de l’homme sur Terre. Et il y avait aussi des silhouettes d’animaux bizarres, inconnus, et des représentations détaillées de chirurgie moderne, comme une opération à cœur ouvert dont la connaissance était impossible dans l’antiquité ; et sur une autre pierre était décrite rien de moins que la dérive des continents… Aucun homme préhistorique ne pouvait être au courant de telles informations aussi bien du passé que du futur. Sur les pierres les plus grandes il y avait toute la mythologie et l’astronomie, basée sur un calendrier de 13 mois, d’un peuple qui vécut il y a 230 millions d’année, durant l’ère Mésozoïque. Cette ancienne population descendait d’une race extraterrestre qui avait visité la Terre il y a 400 millions d’années. Tout ceci se tire de l’étude des pierres... ». «  Dans plusieurs de ces pierres – répète Steigeron voit les ancêtres de l’homo sapiens, des être d’abord amphibies, puis reptiles et enfin mammifères, de toutes façon antérieurs aux singes. Cabrera est convaincu que ces être ont été génétiquement manipulés par une race provenant des Pléiades, qui avait une base d’exploration sur Vénus. Ces aliens suivaient un plan scientifique bien précis. Malheureusement leur créature furent anéanties par le même cataclysme qui a enseveli sous des tonnes de roches les pierres d’Ica « .

 » J’ai recueilli 20.000 pierres – a déclaré Cabrera dans les années 1990 – mais il en existe bien plus, au moins 50.000. Il est nécessaire qu’une commission d’étude se crée et que le gouvernement péruvien institue un système de surveillance permanent pour protéger cette richesse nationale « .

En 1996, Javier Cabrera Darquea abandonna sa carrière de médecin (il était à la tête du département de médecine de l’Université de Lima) pour se consacrer exclusivement à l’étude des pierres gravées.

En 1996, Irma Gutierrez de Aparcana montra à l’ufologue Vicente Paris la façon dont elle procédait pour fabriquer les pierres ; cette méthode était très similaire à celle employée par Uchuya. Il n’est pas connu, à l’heure actuelle, si les techniques employées par Uchuya et de Aparcana auraient pu permettre de créer la « patine d’ancienneté » observée au microscope par certains spécialistes.

En 1996 toujours, la NBC publia un nouveau documentaire intitulé Jurassic Art, très sceptique à propos des pierres d’Ica. Uchuya, interrogé par l’archéologue Neil Steede, continua à affirmer que les pierres d’Ica n’étaient pas d’authentiques artefacts mais des faux réalisés par ses soins. Il précisa également que « graver des pierres était plus facile que travailler la terre », mais qu’il n’avait pas fabriqué toutes les pierres préservées dans la collection du musée d’IcaSteede observa également quelques pierres d’Ica de la collection de Cabrera, et nota que la patine qui les recouvrait n’était pas présente dans les sillons des gravures, indiquant ainsi une origine tout à fait moderne des pierres. A l’inverse, Steede eut accès à la collection de pierres du Muséum Régional d’Ica, aux origines diverses (vendues par les frères Soldi et divers paysans, ou récupérées des fouilles archéologiques de Calvo et Assereto) ; non seulement ces pierres ne montraient pas d’animaux préhistoriques ni de scènes futuristes, mais il leur trouva un travail beaucoup plus fin et plus précis que les pierres de Cabrera.

En 1997, des journalistes de la chaîne allemande Kabel 1 menèrent leur propre enquête. Javier Cabrera Darquera les emmena – ignorant qu’ils tournaient en caméra cachée – dans un pièce secrète, inaccessible au public, dans laquelle il avait entreposé des figurines en argile montrant des dinosaures, des humanoïdes avec une tête étrange, des kangourous… L’équipe allemande montra les images à Uchuya, qui affirma avoir réalisé également ces sculptures ; pour prouver ses dires, il leur montra une figurine similaire en tous points à celle de Cabrera. La même année, dans son livre Arrival of the Gods, Erich von Däniken raconta qu’il avait pu observer les mêmes figurines en 1983, et que Cabrera l’avait même autorisé à les photographier en 1996 ! Däniken put également envoyer une de ces figurines pour analyse à l’Université de Zurich et de Weimar : les chercheurs conclurent à une origine moderne des figurines, l’argile contenant même encore de l’eau. Ceci semblerait au moins prouver que Cabrera ignorait que Uchuya les avait fabriqué. Les sculptures furent toutefois décrites comme authentiques et « vieilles de 50 millions d’années » en 1998 par le journaliste Iker Jiménez dans la revue EnigmaVicente Paris eut également accès à cette sale secrète dans les années 1990 ; il put y observer des pierres d’Ica représentant la crucifixion de Jésus, et une autre imitant La Cène de Léonard de Vinci !

Et en 1998, l’ufologue espagnol Vicente Paris et José Antonio Lamich (directeur de la société d’étude du paranormal Hipergea) publièrent les résultats de 4 années d’enquête sur les pierres, à l’issue de laquelle ils concluaient au canular : des microphotographies de certaines pierres prouvaient que du papier de verre avait été utilisé, et en certains endroits, le crayon de couleur et la peinture ayant servi à dessiner le patron de la gravure étaient encore visibles, le couteau ayant débordé du patron. Vicente Paris a montré également que les pierres d’Ica reproduisaient souvent des motifs présents sur des artefacts précolombiens anciens, dont les paysans auraient pris connaissance via des magazines et des journaux. Certaines pierres d’Ica de la collection Cabrera figurent ainsi les célèbres géoglyphes de Nazca. Roger Ravinez, membre de l’Institut National de la Culture du Pérou, a affirmé dans la presse que les pierres d’Ica ne possédaient pas d’unité stylistique et empruntaient des éléments des cultures Nazca, Mochica, Paracas, Tihuanacu... Les pierres montrant des dinosaures sont pour la plupart assez fantaisistes (dinosaures avec un pis de vache, un œil humain au milieu du dos…). Même les plus réalistes témoignent souvent d’une méconnaissance de ces derniers, preuve qu’elles ont été réalisées par des gens qui n’avaient jamais vu de dinosaures de leur vivant. Ainsi, les théropodes carnivores sont représentés avec une posture verticale, comme les anciens paléontologues les imaginaient… Alors que des études de biomécanique ont clairement montré depuis les années 90 qu’ils avaient nécessairement une station horizontale pour pouvoir se déplacer avec aisance malgré leur masse. De même, certains sauropodes sont représentés en train de dévorer des êtres humains, alors que ces animaux étaient herbivores… Certaines pierres montrent également des chevaux tirant des chariots… alors que le cheval était absent sur continent américain avant l’arrivée des Conquistadors !

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Icastone v paris 1998Une pierre examinée au microscope par Vincente Paris entre 1994 et 1998, prouvant qu’elle a été usinée et est fausse (ce qui ne veut pas dire que toutes les pierres soient fausses si l’on compare tous les faux fabriqués par les huaqueros (fausses poteries incas et autres) aux vrais artefacts mayas, incas, nazca, etc…). 

Dennis Swift affirme avoir étudié au microscope trois pierres gravées, auprès de deux entreprises spécialisées dans la vente de matériel optique de pointe (Palm Abrasive et Mason Optical Inc) : une pierre fabriquée à sa demande par Basilio Uchuya, une de la collection Cabrera, et une autre trouvée lors de fouilles à Nazca en 2001 montrant des « dinosaures ». Les observations auraient révélé que la première était récente (pas de patine d’oxydation) et présentait des marques d’outillage moderne ; les deux autres ne présentaient pas de marques d’usinage, la deuxième semblait « vieille » (sans qu’aucun âge ne puisse être déterminé de façon certaine), la troisième avait l’air très ancienne et présentait un aspect typique des pierres précolombiennes. Ces travaux, outre qu’ils ne permettent pas de se prononcer sur l’authenticité des pierres de la collection Cabrera, ont été vivement critiqués pour leur caractère pseudo-scientifique : une entreprise commerciale n’est pas un laboratoire, et au demeurant Dennis Swift n’a pas les compétences pour expertiser les pierres (il est pasteur avec une formation en théologie). Ses détracteurs l’ont ainsi accusé de chercher uniquement à défendre ses croyances créationnistes à travers les pierres d’Ica… Notons aussi que Dennis Swift a rejeté en bloc les affirmations des sceptiques, et notamment le travail de Neil Steede. Il affirme que Basilio Uchuya lui aurait avoué ne pas avoir créé les pierres d’Ica mais les avoir récupéré sur des sites archéologiques de la région d’Ocucaje ; en guise de preuve, Uchuya lui aurait même montré des tombes dans lesquelles des pierres gravées similaires étaient visibles (En fait, certains faits semble prouver que Uchuya a toujours été réellement sous la menace d’un emprisonnement et d’amendes sévères pour ses activités illégales de ventes d’artefacts…) :

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Tombe paracas icastone 

Le 03 mars 2001, J. J. Benitez revient à Ica et rencontre pour la dernière fois le Dr Cabrera (décédé le 30 décembre 2001).  » Pour commencer, nous avons parlé du personnage principal de ces pierres gravées d’Ica. Dans les milliers d’exemplaires ont été observés, à de nombreuses occasions, le même personnage qui est toujours répété : ce que le Dr Cabrera a appelé « l’homme gliptolíthique ». Autrement dit, un individu au grand crâne, avec des mains pour le moins étranges, des mains à quatre doigts, toujours sans les pouces. Des hommes (?) apparemment petits en taille et en possession d’une connaissance déconcertante. Toute une humanité éteinte, selon Cabrera, qui vivait sur Terre à l’ère des dinosaures. Un peuple qui, pour des raisons inconnues, a disparu à jamais. Mais avant de mourir, cette humanité nous a laissé un héritage. Une sorte de «lègue», avec toutes leurs connaissances. Un héritage très original: des milliers de pierres gravées. Certaines minuscules et d’autres d’un peu plus d’un millier de kilos de poids « .

 » Je me souviens de la question éternelle, dans cette dernière conversation avec Javier Cabrera Darquea en Mars 2001, où j’ai à nouveau soulevé la vieille question presque éternelle: « n’est-il pas temps de révéler le lieu d’où a été extrait les pierres ? Vous ne pourrez pas vivre éternellement …  » Cabrera, assailli par le cancer qui le prendrait dans un peu plus de huit mois, il sourit. Il a répondu avec la réponse qu’il utilisait toujours; qu’il répète depuis près de trente ans: « Je ne suis pas riche, cher ami … Et l’homme est égoïste. Ces onze mille pierres m’ont coûté beaucoup d’argent. Si maintenant je faisais connaître le lieu dont elles sont extraites, toute la renommée prendrait un autre chemin…  » 
 » Et, comme toujours, à ce point, un sourire indulgent et il changeait de sujet. C’était inutile. Durant les vingt-sept ans où j’ai apprécié son amitié, je n’ai pas pu obtenir une seule piste sur le site du lieu qui avait apparemment été creusé pour ces milliers de pierres gravées. Et la même chose est arrivée avec les Indiens du village voisin de Ocucaje qui, selon Cabrera, étaient responsables de l’extraction précitée. Chaque fois remis en question, et il y avait beaucoup de mes visites dans la région, ils ont répondu avec un silence éloquent. C’était incroyable. L’une des deux choses: soit le pacte entre le médecin et les Indiens iqueño était plus sacré que supposé ou bien Javier Cabrera n’a jamais été informé de l’endroit ou des endroits où les pierres gravées ont été découvertes. « 

 » Et au fil du temps, compte tenu notamment de ce qui est arrivé quelques jours après la mort de mon ami, je suis parvenu à la deuxième conclusion : les Indiens Ocucaje ont jalousement gardé leur secret, dans la mesure où ils ne l’avaient pas révélé encore au Dr. Cabrera… « 

 » Basilio Uchuya, emprisonné lamentablement, cette histoire étonnante des pierres gravées s’emmêle lorsque, peu de temps après ma première visite Wing House Museum (1974), sont entrés en scène les médias péruviens. Les nouvelles des onze mille pierres ont fini par transcender et, comme prévu, des problèmes ont surgi. Les archéologues du pays ont protesté, accusant Javier Cabrera de dénaturer la vérité. Et ce que c’était vrai pour les archéologues ? Autrement dit, les pierres en question ne pouvaient obéir à une falsification des Indiens. Et la pression était telle que certains des habitants du village de Ocucaje ont été arrêtés et interrogés par la police. Parmi ceux-ci, Basil Uchuya, l’homme qui avait fourni la plupart des onze mille pierres au Dr Cabrera.

Et comme je le sais, Basilio a été menacé par des policiers. Et, bien sûr, il a fini par ‘avouer’ qu’il était en effet l’auteur de toutes les pierres gravées qui peuvent être vues dans la maison-museo de la Plaza de Armas de Ica, et un peu plus. Lui et quatre amis Ocucaje…

J’ai parlé avec Uchuya au sujet de ces incidents et j’ai toujours reçu le même sentiment: la peur l’a forcé à avouer quelque chose d’irréalisable. Permettez-moi d’expliquer. Combien de temps a été employé par Basilio Uchuya pour graver ces onze mille pierres ? Bien que pour beaucoup de grand poids et de grande surface à graver, ils auraient eu besoin d’au moins trois à cinq mois, nous avons supposé un temps moyen d’une semaine par pierre. Il suffit d’un simple calcul pour vérifier que le bon Uchuya aurait besoin de deux cent onze ans, en travaillant sans relâche. Même si l’on divise ce travail par quatre voisins, chacun aurait hypothéqué près de 53 années pour concevoir, brûler et réenterrer la pierre. Quiconque a marché à travers le village misérable de Ocucaje, ou qui a un minimum de bon sens, peut comprendre que Uchuya ne peut ne pas être l’auteur de toutes les pierres gravées d’Ica. Et un autre «détail» pas moins intéressant: si le développement de haut relief sur les rochers de mille kilos de poids entraînait, comme je le dis, trois à cinq mois de travail, pourquoi les Indiens les ont vendus en 1974 à un, deux et trois dollars ? Trois dollars pour cinq mois de travail acharné ? Certainement, Uchuya ne pouvait pas être l’homme qui a sculpté ces onze mille pierres. Mais la «confession» sous la menace de la police a fait le «miracle». Et la société péruvienne a été soulagée « .

Cabrera mourut le 30 décembre 2001 des suites d’un cancer. Quelques 20000 pierres sont toujours actuellement exposées dans le musée, classées sur des étagères par catégorie (astronomie, médecine, transports, animaux… La collection est tenue par Maria Eugenia, la fille de Javier Cabrera.

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Cabrera etre etrangeDans son reportage de 2002,  » PLANETA ENCANTADO », P-1, « LA HUELLA DE LOS DIOSES » diffusé sur la chaîne de télévision TVE1, on voit des images de Cabrera. J.J. Benitez s’adresse a la fille du Dr. Cabrera, qui tient maintenant le musée de son père, montre des images enregistrées avec ce dernier, qui parlaient alors des momies trouvées avec des pierres, des figurines et des pierres montrant des êtres, techniques et mécanismes étranges, non humains. Il montre même un animal dans un carton (un crabe à priori) qu’il pense être un être inconnu préhistorique ou antique car momifié, et visible d’après lui sur certaines pierres d’Ica, mais les variétés de crabes sont tellement grandes qu’il est difficile d’en juger sans examen d’un spécialiste. Je n’ai pas trouvé un équivalent de crabe au Pérou mais cela ne veut rien dire.

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Cabrera etre etrange2Un crabe étrange gardé par Cabrera dans sa pièce secrète…Dans ce reportage (visible ci-dessous en VO espagnol), Mr Benitez se fait mener sur les lieux des découvertes des pierres originales par le célèbre huaquero Basilio Uchuya, voilà comment il en parle :  » Le 15 janvier 2002, je me suis présenté à la maison de Uchuya. Et vint la surprise… Pendant un certain temps, nous nous souvenons de la figure du médecin des iqueño. Puis j’ai suggéré « quelque chose » qui ne passe pas inaperçu à Uchuya. Les circonstances avaient changé. Une fois mort Cabrera, pourquoi ne pas révéler le lieu d’où les Pierres sont extraites ? Basilio se tut. Et ce long silence gêné me déconcerta. Est-ce que le site avait réellement existé ? Et je remarquais à quel point l’Indien a lutté à l’intérieur: Javier Cabrera était mort. Rien n’était le même… C’était le bon moment. Je garantissais un salaire, en compensation du temps perdu possible, et Uchuya, après un marchandage timide accepte: « Ok, vous serez le premier à voir… « . En échange de le mener à l’une des collines où sont découverts les galets depuis près de 30 ans, le huaquero aura 200 dollars et une bouteille de pisco, et ils pourront déterrer, découvrir et filmer des nouvelles pierres d’Ica en direct…

à Suivre …

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