Six bonnes raisons de devenir un Inca de Lima à Uyuni

Envie d’un dépaysement radical ? Le Pérou et la Bolivie offrent la perspective d’une inoubliable épopée andine entre sites mythiques, villes ovniesques et paysages d’un autre monde.

 

source : technikart.com

TEXTES ET PHOTOS : SEBASTIEN BARDOS

Boire un pisco à Lima
Si la capitale péruvienne offre un intérêt architectural relativement limité, elle mérite tout de même d’y passer deux ou trois jours, ne serait-ce que pour se repaître de la gastronomie locale, dont le ceviche, un plat de poisson ou de fruits de mer crus marinés dans du citron, de l’oignon et du piment, est l’étendard. Une cuisine qui rappelle le raffinement de la gastronomie japonaise, de nombreux restaurants opérant la fusion entre les deux traditions (essayez le maido ou l’osaka). Un bon pisco sour, l’addictif cocktail local, sur tout cela, et il sera temps de se ruer tel un lama au galop vers la surprenante nightlife liménienne. Bonnes vibes et son au top: privilégiez les quartiers de Miraflores et de Barranco. Des bars cool ? La Calesa, El Cocodrilo Verde, Calle Berlin. Les clubs qui tapent ? Gotica, Aura et Sabor Peruano.

Entre deux verres, peut-être croiseras-tu la star d’Amérique du Sud : le lama

S’enjailler à Cusco
La capitale de l’empire est une ville attachante. Entièrement pavée, elle offre un panorama architectural unique, les murs incas originels ayant très souvent été pris pour point d’appui des constructions coloniales espagnoles. On s’y balade en méditant sur la chute des empires avant de profiter, le soir venu, des nombreuses opportunités d’enjaillement. Un resto ? Papillon, tenu par un Breton ! Côté bars dansants: Mama Africa et The Temple. Une bonne partie de l’action se situe également dans les « hostels » qui, pour les meilleurs (Wild Rover et Loki), possèdent leur propre bar-boîte où le melting pot de vingtenaires du monde entier très énervés n’a pas l’air de trop souffrir de l’altitude (3400 mètres) vu la conso de shots.

Cusco, beauté d’architecture là-haut tout là-haut

Fouler le Machu Picchu
Contrairement à d’autres, le mythe tient toutes ses promesses. Rien que le trajet en train de Cusco à Aguas Calientes, le petit bourg se situant au pied du site, vaut le déplacement, entre vertes vallées et majestueux pics enneigés. Quant à la cité inca, malgré le déferlement de visiteurs (deux mille par jour environ, un nombre qui devrait être réduit prochainement, l’incessant piétinement entraînant l’affaissement du site) qui ne privilégie pas nécessairement l’introspection new age, on ne peut qu’être abasourdi par sa force et son harmonie dans un paysage aussi parfait et inaccessible. Pour bien profiter de la chose, gardez un temps de visite suffisant pour remonter le sentier menant à la « porte du soleil », beaucoup moins encombré que le site lui-même. Vue vertigineuse sur le Machu, dont la contemplation prend tout son sens au sein de son écrin de sommets.

 

Respirer à la Paz
La Paz, c’est l’Inde dans les Andes : colorée, sonore, grouillante. Ambiance klaxons, chapeaux melon et marchands ambulants. La Paz, c’est aussi les rues de San Francisco puissance 10. Des « calles » comme des pistes noires – on n’est pas la plus haute capitale du monde pour rien. 
Plus de mille mètres de dénivelé entre la ville haute (pour les pauvres) et la ville basse (pour les riches). On ne peut pas dire que La Paz brille par ses monuments ou ses petits quartiers charmants, mais quelle situation ! Il fallait en avoir sous le poncho pour construire une ville ici. Une cuvette encerclée de montagnes, plus déchiquetées et arides les unes que les autres, avec le majestueux Nevado Illimani en vieux sachem veillant sur la cité du haut de ses 6 000 mètres. Pas besoin de préciser que la ville est le point de départ d’innombrables trecks. Ne manquez surtout pas la descente en VTT de la « route de la mort » : 70 kilomètres de longueur, 3 500 mètres de dénivelé et des paysages d’une beauté stupéfiante.

Ce qui t’attend, avant de prendre ta respiration

Halluciner à Eduardo Avaroa
Après Uyuni, embarquez dans un 4×4 qui vous mènera vers l’extrême sud de la Bolivie, jusqu’à la réserve nationale Eduardo Avora, située à la frontière chilienne. L’expédition ne dure qu’un jour mais elle vous laissera l’impression d’en avoir vécu cent tant les paysages traversés sont d’un autre monde. Des kilomètres de désert d’altitude – on évolue entre 4 000 et 5 000 mètres –, sorte d’immenses étendues de terre battue arides et monocordes et, d’un coup, surgit un surréaliste plan d’eau à moitié gelé sur lequel patinent avec élégance des myriades de flamands roses. Quelques kilomètres encore, puis c’est un immense lac d’un rouge ocre qui apparaît, moucheté lui aussi par le rose des colonies de flamands. Un peu plus loin encore, aux alentours du volcan Licancabur, vous vous ébattrez dans les fumerolles souffrées des geysers du Sol de Mañana. «Blop, blop», font les mares de boue bouillonnantes dans une convaincante imitation de l’usine à chewing-gum de «Rabbi Jacob». Impression d’être revenu aux premiers âges de la Terre… Clou du spectacle, la laguna verde, lac extraterrestre, lovecraftien, aussi sublime qu’effrayant, sur le vert turquoise duquel se mire le menaçant Licancabur.

 

Méditer dans le paradis blanc
Plus vaste désert de sel du monde (150 kilomètres sur cent), le Salar d’Uyuni, situé au Sud-Est de la Bolivie, est l’un des paysages les plus fascinants de notre vielle Terre. Flottant à plus de 3 600 mètres d’altitude, cette étendue d’albâtre, parfaitement plane, est d’une pureté infinie. Où que porte votre œil, à perte de vue, du blanc. La terre muée en une immense couche meringuée sur laquelle un pâtissier divin aurait tracé d’étranges pentagone-écailles s’imbriquant les unes dans les autres et l’impression d’évoluer dans une abstraction sans aucun point de repère. La vue est déboussolée, ce qui donne lieu à d’innombrables jeux photographiques avec la perspective. Silence absolu, juste le «scrrr, scrrr» de la couche de sel que l’on froisse sous nos pieds. Au beau milieu de cet océan immaculé, une île de corail, hérissée de cactus millénaires, semble si incongrue qu’on la croirait extraite d’une oeuvre de Dali.

La paradis mauve existe

La check list

Le livre 📖 ➜ Parmi tous les bouillonnants romans de Vargas Llosa, « Tours et Détours de la vilaine fille » est sans doute celui qui, au travers d’une rocambolesque love story, vous éclairera le plus sur l’histoire du Pérou.
Le groupe 🎶 ➜ Groupe phare de la musique bolivienne, les Kjarkas sont les vrais compositeurs de « la Lambada » (« Llorando Se Fue », à l’origine), honteusement pompé par Kaoma. Back to the source !
Le film 🎬 ➜  Tourné au Pérou, «Aguirre, la colère de Dieu», le chef-d’œuvre de Werner Herzog, retrace la recherche de l’Eldorado par un Klaus Kinski conquistador plus halluciné que jamais.

👉 De quoi se couvrir À plus de 4 000 mètres d’altitude, il pourrait arriver que vous vous gelassiez un peu les grelots. Polaire, bonnet, moufles, rien n’est de trop.

Y aller ✈
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TEXTES ET PHOTOS : SEBASTIEN BARDOS

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