Des «sourires plein le sac à dos» !

L’association Pachamamac Churinkuna est heureuse d’annoncer que le volontaire Audric Ulian, de Loubersan dans le Gers, a obtenu le prix du jury ID-Jeunes pour son projet «sourires plein le sac à dos», projet qu’il va mettre en place avec l’association Pachamamac Churinkuna et sa bibliothèque-ludothèque à Coporaque, sud du Pérou.

source : ladepeche

Ce projet a pour but d’amener de nouvelles activités ludiques pour les enfants autour de l’expression, de l’imaginaire, de l’audiovisuel et du jeu. Il permettra aussi de faire construire sur place par des menuisiers du village des jeux traditionnels. Les parents volontaires seront formés pour assurer une continuité des projets. Des liens culturels se créeront entre les enfants des écoles de Coporaque et une école gersoise. Audric a récolté des parrainages en plus du prix ID-jeunes, le projet grandit et une réflexion sur l’aménagement de la ludothèque est en cours.

Bravo et félicitations à Audric pour son engagement auprès de l’association Pachamamac Churinkuna, dont le siège social est à Lectoure.

Par ailleurs l’association fait parler d’elle sur le n. 138 de juillet-août de «Balades», un article de 6 pages avec un encart sur l’association. Sur le site de Pérou en France, un article et des vidéos sur les actions effectuées lors des inondations et coulées de boue dans le nord du pays. Retrouvez toutes les informations sur le site www.perou-equitable.org

 

1 Comment on

Des «sourires plein le sac à dos» !

Xavier said : 4 months ago

L'installation de bibliothèques dans les zones rurales est une excellente initiative, qui peut être étendue aussi aux pueblos jovenes, souvent éloignés des bibliothèques des centres-villes. Dans ces zones où les professeurs manquent (quand ce n'est pas de qualification par rapport à ceux des écoles particulières des grandes villes), et où les cafés internet-jeux vidéos remplacent les espaces de débats et de rencontres, l'ouverture sur le monde par les livres est un salut. A condition que la bibliothèque ne se transforme pas en pensum pour les jeunes (gros défi, y compris dans nos sociétés européennes !) A cela s'ajoute que les livres neufs coûtent cher au Pérou (même prix qu'en France). Mais de plus en plus, on voit éclore, dans les grandes villes en tout cas, des librairies d'ouvrages d'occasion. Le problème, c'est qu'il n'y a pas foule ! La bibliothèque peut-elle y remédier ? Pour attirer les jeunes, peut-être qu'une bibliothèque (ou une librairie) doit diversifier son offre autour de conférences, de débats, de jeux, d'événements divers, etc. et descotcher ainsi les jeunes de leurs écrans de portable. Mais cela sera-t-il suffisant ? Ou alors la bonne vieille technique du cheval de Troie qui consiste à faire entrer un besoin par le besoin existant : par exemple, si Movistar ou Claro proposaient un partenariat culturel aux jeunes en échange d'abonnements gratuits, de places de ciné, etc. ? Qu'auraient à y gagner ces opérateurs ? Une image de marque, et de la fidélisation à terme peut-être. Mais on n'est plus dans du projet local ! Quoiqu'il en soit, je pense qu'on arrivera plus facilement à intéresser à la culture avec les outils d'aujourd'hui qu'en se cantonnant à ceux d'hier qui ont pu fonctionner dans notre pays. La France a en effet découvert les nouvelles technologies en douceur, forte d'un substrat culturel enseigné à l'école et de son engagement pour la culture en règle générale. Le Pérou à quant à lui sauté trois marches en 15 ans, au sortir d'une histoire politique et économique complexe. Le pays compte sans doute plus de foyers équipés de portables que du tout-à-l'égout ; un exemple de besoin à prendre en compte pour créer le besoin culturel parmi ceux dépourvus de moyens d'accès à la culture.

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