UNE AIDE ALIMENTAIRE AU PÉROU ET AU PARAGUAY

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Face aux situations dramatiques provoquées par le coronavirus et le confinement en Amérique latine, le BICE soutient ses partenaires pour aider les familles les plus démunies.

source : bice.org

« Ces derniers temps, les enfants doivent attendre le repas du midi pour manger quelque chose. Ils nous réclament… mais nous ne pouvons rien leur donner. C’est très dur. » Dans les quartiers pauvres d’Asunción et d’Alto Paraná au Paraguay, dans lesquels le partenaire du BICE, Callescuela, intervient, les familles subissent de plein fouet le confinement. Leur quotidien, déjà difficile et incertain habituellement, est devenu invivable. « Ici, la plupart des parents sont vendeurs ambulants ou recycleurs c’est-à-dire qu’ils vivent de la vente de vieilles canettes ou de carton ramassés dans la rue. Ce que l’on gagne chaque jour sert à nourrir nos familles le jour même. Alors pour nous, le confinement est une catastrophe », témoigne une habitante.

« Elles doivent choisir entre la famine et le virus »

Même situation au Pérou où les nouvelles envoyées par nos partenaires OPA Niños libres et CEDAPP sont, elles aussi, alarmantes. « Les familles les plus démunies, qui survivent grâce au commerce ambulant ou autres travaux informels, doivent choisir en ce moment entre la faim et le virus. Pour manger, elles ne peuvent respecter le confinement mis en place depuis le 15 mars et les gestes barrières. C’est terrible », souligne Roberto Cervantes Rivera, coordinateur du programme Enfance sans Barreaux dans la région sud du Pérou (Arequipa et Cuzco).

Et le CEDAPP, présent dans les quartiers pauvres de Monterrey et Huaycán près de Lima, d’ajouter : « Nous n’avons jamais vu autant de pauvreté. Les gens ne peuvent plus gagner d’argent pour se nourrir et ceux qui avaient quelques petites économies vont bientôt se retrouver sans rien. Les aides publiques ne semblent de surcroît pas arriver jusque sur les hauts plateaux alentours où les familles vivent déjà dans une grande pauvreté et dans des espaces très réduits. Enfin, nous sommes inquiets de l’augmentation, partout au Pérou ces dernières semaines, des violences intrafamiliales. »

Plus de 300 familles aidées

Tout comme au Paraguay, les pouvoirs publics (municipalités ou État) ont donc débloqué quelques aides dont une aide alimentaire mais en quantité trop insuffisante pour subvenir aux besoins de toutes ces familles. Dans ce contexte, le BICE a décidé d’accompagner ses partenaires pour offrir une aide alimentaire d’urgence aux plus vulnérables. Au total, à Arequipa, Lima, Asunción et Alto Paraná, plus de 300 familles (environ 800 enfants) bénéficient actuellement de notre soutien.

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