Venezuela-Pas de crise migratoire, selon le gouvernement Maduro

Le gouvernement du Venezuela a estimé lundi qu’il n’y avait pas d’exode massif de Vénézuéliens vers les pays voisins et que la situation était exagérée pour justifier une intervention internationale.

source : boursorama.com

« Il y a une volonté de transformer des flux migratoires normaux en crise humanitaire afin de justifier une intervention internationale au Venezuela (…) Nous ne l’accepterons pas », a déclaré la vice-présidente Delcy Rodriguez, dénonçant par ailleurs les chiffres sur les flux migratoires fournis par les agences internationales. D’après les Nations unies, plus de 1,6 million de Vénézuéliens ont quitté leur pays depuis 2015, frappé par la crise économique, l’hyperinflation et la pénurie de médicaments et de denrées alimentaires. Fin août, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé que l’exode des Vénézuéliens était sur le point d’atteindre un « stade de crise » semblable à celles des migrations en Méditerranée vers l’Europe. Dans une allocution à la télévision lundi soir, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a déclaré que les manifestations dans le pays et les sanctions américaines avaient persuadé certains Vénézuéliens de « tenter leur chance » dans d’autres pays mais que la plupart d’entre eux le regrettaient déjà. « Plus de 90% de ce groupe de 600.000 Vénézuéliens ayant quitté le pays ces deux dernières années, selon des chiffres confirmés et certifiés, le regrettent », a-t-il indiqué. Le nombre croissant de personnes fuyant la crise économique et les troubles politiques au Venezuela, menace de déstabiliser les pays voisins. La Colombie, le Pérou et l’Equateur ont demandé une aide internationale plus importante pour gérer l’afflux de migrants vénézuéliens qui accablent leurs services publics respectifs.

L’Amérique latine cherche une solution à sa plus grande crise migratoire

source : courrierinternational.com

Les réunions de crise sur l’immigration ne sont pas l’apanage de l’Europe : treize pays latino-américains sont réunis depuis lundi à Quito pour tenter de trouver des solutions communes au casse-tête migratoire provoqué par l’exode massif des Vénézuéliens.

“Avec plus de 2,3 millions d’émigrés, on commence à l’appeler le plus grand exode des cinquante dernières années en Amérique latine”, observe La Nación. “Que ce soit pour des raisons politiques, pour fuir la faim ou partir à la conquête d’une vie meilleure, chaque jour des citoyens vénézuéliens frappent aux portes de la Colombie, du Pérou, du Brésil, de l’Argentine, du Chili et d’autres pays, mettant à l’épreuve la solidarité des populations locales et la capacité de réponse des autorités”, poursuit le quotidien argentin.

Face à ce défi sans précédent, treize pays sont réunis à Quito lundi et mardi pour discuter de possibles solutions communes : l’Équateur, l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, la Colombie, le Costa Rica, le Chili, le Mexique, le Panama, le Paraguay, le Pérou, le République dominicaine et l’Uruguay.

Invité à participer aux discussions, le Venezuela reste “le grand absent, car son gouvernement refuse de reconnaître l’existence d’un exode massif, et l’attribue à une manipulation médiatique”, déplore le quotidien vénézuélien El Universal. “Symboliquement, le drapeau vénézuélien était posé sur la table, mais les sièges de la délégation étaient vides”, précise-t-il.

Andrés Terán, vice-ministre équatorien des Affaires étrangères à l’initiative de la réunion, a souligné que l’actuel flux migratoire, “massif et inhabituel”, exigeait une solidarité internationale “concertée, forte, efficace et coordonnée, avec une approche régionale”, selon des propos repris par El Comercio, au Pérou. L’objectif prioritaire étant de protéger les migrants, “particulièrement vulnérables à la traite des êtres humains, au trafic illégal de migrants ou à l’exploitation au travail”, ajoute M. Terán.

Casse-tête pour les autorités

Le quotidien colombien El Tiempo évoque plusieurs pistes de travail, “de la suppression des restrictions aux migrations, à l’unification des mesures pour le transit des Vénézuéliens, en passant par la constitution d’un fonds commun à l’initiative de l’ONU, comme le propose la Colombie”. À l’heure actuelle, les documents demandés aux Vénézuéliens pour passer les frontières – passeport, carte d’identité, demande d’asile – varient d’un État à l’autre et constituent un véritable casse-tête pour les autorités.

Mais de nombreuses personnes opposées au régime du président vénézuélien Nicolas Maduro réclament également des pays de la région une réponse politique à la crise migratoire. Cité par le quotidien équatorien El Universo, un représentant de l’Association Civile Venezuela en Équateur affirme que la seule solution au problème de l’exode de ses compatriotes est “l’union de tous les pays contre la dictature” à Caracas.

Mais que ce soit pour trouver des solutions communes au sort des migrants ou parler d’une seule voix face au régime de Maduro, l’Amérique latine peine à s’unir. C’est un “paradoxe”, observe El País dans une analyse : bien que les pays de la région “partagent une histoire, une langue et une culture sans doute plus proches de ce que les Européens ont en commun, le niveau d’intégration dans la prise de décision, face aux défis communs, est sensiblement moindre”.

Pour le quotidien, la crise vénézuélienne devrait être l’occasion pour l’Amérique latine de “se préparer davantage, et mieux, aux défis qui se présenteront à l’avenir. Car celui-ci ne sera pas, loin s’en faut, le dernier”.

 
 

Venezuela : Un pont aérien pour les Vénézuéliens qui ont émigré et veulent rentrer au pays

source : bolivarinfos.over-blog.com

Des dizaines de Vénézuéliens se sont regroupés lundi à Lima pour demander de l’aide pour rentrer au Venezuela.

Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a annoncé lundi l’installation d’un pont aérien pour faciliter le retour au pays des émigrants en difficultés économiques. « Ils comptent sur nous parce que le pont aérien pour qu’ils rentrent dans la Patrie est ordonné et fonctionne, » a dit le chef de l’Etat lundi soir lors d’une allocution diffusée par la chaîne d’Etat après avoir montré une vidéo enregistrée lundi matin à l’ambassade du Venezuela à Lima, Pérou où des dizaines de Vénézuéliens se sont regroupés pour demander qu’on les ramène dans leur pays en avion.

Ils se sont inscrits dans ce qu’on appelle le Plan Retour dans la Patrie.

Le 28 août, un groupe de 89 Vénézuéliens en provenance du Pérou est rentré. Ensuite, ce sont 300 Vénézuéliens qui ont été rapatriés du Brésil. Le pont aérien fonctionnera dans toute la région.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

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