Yautan la centrale nucléaire russe au Pérou

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Ceci est pour l’instant une pure fiction. Premier épisode écrit  par Tartuphe un amoureux du Pérou.

La petite ville de Yautàn dans la région d’Ancash a été choisie par le ministère de l’environnement sur les conseilles du ministère des transports et de l’énergie pour accueillir, ce qui restera comme l’oeuvre maîtresse  du président Ollanta  Humala dans l’histoire de la nation.

La petite bourgade de Yautàn présentait tous les avantages, pour sa situation géographique pour accueillir la première centrale nucléaire de technologie Russe au Pérou. Les différents sondages de la croûte terrestre avaient révélé que malgré le grand nombre de secousses telluriques que subit le Pérou cette zone sera la moins dangereuse. La rivière  du nom de « Rio Casma » qui traverse le secteur et les différentes lagunes présentes, alimentés par la fonte des neiges de la cordelière blanche, présentait le débit suffisant et permanent pour refroidir les deux réacteurs de 1300 MW chacun.  La production de 19 milliards de KW  d’électricité prévu après l’inauguration de la seconde tranche en 2020, permettra au Pérou d’alimenter en courant électrique la mégalopole Liménienne dont l’accroissement démographique pourrait atteindre 19 millions d’habitants aux alentours de l’année 2030.

L’implantation exacte du premier site nucléaire péruvien à Fundo de Poctao, à quelques kilomètres de la ville de Yautàn a ravis la population de la région par les avantages que présente l’implantation de cette centrale sur leur terrain. Au niveau de l’emploie notamment. La population locale a bénéficié d’une situation de pleine emploie durant les travaux de construction.  Puis attiré par une énergie électrique peu chère, un bon nombre d’industries sont venues s’implanter dans le secteur. Les habitants  de Yautàn ainsi que ceux de Fundo de Poctao  sont très satisfait de pouvoir bénéficier  d’une électricité complètement gratuite.

Il y a pourtant deux ou trois petites choses qui les inquiètent depuis le démarrage de la première tranche de la centrale en septembre 2017. Ce monstre de béton et d’acier ne produit aucun bruit seulement de la vapeur qui s’échappe de la tour dont la construction est terminée depuis 6 mois environs. Depuis la mise en route de la première tranche, l’eau qui sort des robinets de nos maisons n’est plus fraîche comme avant, mais tiède,nous dit Pedro Alvarro un habitant de Yautàn,   en aval de la rivière Casma les truites ont disparues et des algues bizarres sont apparues sur les rochers, nous dit un autre habitant de Fundo de Poctao.  Et puis il y a le ministère de la santé qui est venue distribuer à toute la population des boites de pastilles d’iodes. Une fois par mois des sirènes retentissent, et l’exercice consiste à se calfeutrer chez soit. Il y a aussi le paysage qui est devenu très moche depuis que toutes ces tours ont été construites  et leurs câbles tendus pour acheminer le courant électrique vers la capitale.

A suivre …

 

 

 

 

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